​La fusion des opérateurs O2 et Three UK bloquée par la Commission Européenne




Si en France le retour à trois opérateurs mobiles qu'impliquait la fusion entre Orange et Bouygues Telecom a échoué faute d'accord, au Royaume-Uni l'opération était bien engagée. Le conglomérat hongkongais Hutchinson Whampoa, qui détient l'opérateur Three Uk, quatrième opérateur du pays, avait trouvé un accord pour un rachat d'O2, deuxième opérateur du secteur. Mais tout a été stoppé.



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La fusion du deuxième et du quatrième opérateur britanniques aurait changé radicalement le visage du secteur télécoms du Royaume-Uni. Non seulement cela aurait signé un retour à trois opérateurs mais, surtout, c'était un nouveau leader qui devait naître. O2 avait consenti à son rachat mais, finalement, l'opération se sera heurtée au veto de la Commission européenne.

Selon L'Union Européenne, le projet ne respectait pas les règles en vigueur sur les "concentrations". L'Autorité de la concurrence estimait que le retour à trois opérateurs et la naissance de ce nouveau leader aurait pu "se traduire à la fois par un choix plus limité et des prix plus élevés pour les consommateurs britanniques".

"L'entité issue de la concentration n'aurait plus eu à subir la concurrence que de deux opérateurs de réseau mobile, Everything Everywhere (EE), appartenant à BT, et Vodafone" a estimé la Commission Européenne qui n'a pas été convaincue par les diverses cessions prévues dans le cadre de l'opération visant à réduire le risque de monopole.

La fusion ne se fera donc pas... pour l'instant. Il est possible, en effet, qu'une opération identique soit relancée après le vote du référendum sur le Brexit. Si les Britanniques votent pour une sortie de l'Union Européenne, ce type d'opérations ne sera plus soumis aux règles européennes et le jugement retombera dans les mains du régulateur britannique.


11 Mai 2016