Le harcèlement est pris de plus en plus au sérieux au travail




Depuis l’éclatement du débat #BalanceTonPorc, les Français sont devenus particulièrement sensibles à la question du harcèlement dans un contexte professionnel. La séduction a de moins en moins de place au travail, apprend-t-on des résultats d’un sondage Qapa.fr sur la question.



Les supérieurs hiérarchiques sont le plus souvent pointés du doigt en tant que harceleurs

52 % des femmes et 27 % des hommes déclarent avoir déjà été victimes d’harcèlement au travail, révèle un sondage réalisé par Qapa.fr entre le 10 et 18 octobre 2017 par e-mailing auprès de 4,5 millions de candidats actifs. Les femmes auraient été harcelées par un client ou un partenaire professionnel deux fois plus souvent que les hommes (22 % contre 11 %), mais la palme d’or en la matière revient aux supérieurs hiérarchiques : 45 % des femmes déclarent avoir déjà subi des avances de leur patron ou chef de service, une réalité vécue également par 36 % des hommes. S’agissant d’harcèlement entre collègues, ce sont les hommes qui s’estiment davantage victimes (54 %), même si la proportion de femmes s’estimant touchées est elle aussi très élevée (33 %).

Selon les résultats du sondage, 19 % des hommes avouent avoir déjà été qualifié de harceleurs par quelqu’un. Chez les femmes, 7 % avouent avoir été qualifiés de harceleuses.

Harcèlement : une prise de conscience rapide dans le milieu professionnel

Le sondage révèle également que draguer au travail n’est plus un comportement admissible pour 85 % des femmes et 78 % des hommes. Ces enseignements contrastent fortement avec des sondages réalisés les années précédentes, comme par exemple un sondage OpinionWay pour les éditions Tissot réalisé en mai 2011, selon lequel 51 % des hommes et 49 % des femmes estimaient que l'environnement de travail était propice « au flirt, à la drague ou à la rencontre amoureuse » (la population chez qui la proportion était la plus forte (53 %) étant les plus de 50 ans).

Selon le sondage Qapa.fr, l’entreprise est le deuxième lieu, après les transports, où les femmes ont le plus peur d’être harcelées. Si les transports sont cités dans 45 % des réponses, l’entreprise l’est dans 29 % des cas.


14 Novembre 2017