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Zone euro : Bruxelles plus souple sur les déficits





En autorisant une ouverture plus grande des robinets de la dette, la Commission européenne fait preuve de réalisme économique et politique. Mais des pays tiennent à la rigueur à tout prix.



Ce lundi 5 décembre, les ministres des Finances de la zone euro vont se réunir afin d’évoquer, entre autres, la volonté de la Commission européenne de desserrer les cordons de la bourse. Mi-novembre, Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques, a appelé à plus de souplesse dans la gestion des finances publiques des pays ayant l’euro comme monnaie.

C’est un dogme important qui venait alors de tomber, celui de la rigueur pour parvenir aux fameux 3% de déficit. Plusieurs pays rencontrent encore bien des difficultés pour y parvenir, en particulier l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, qui n’ont toutefois fait l’objet d’aucune remontrance de la part de Bruxelles. Pierre Moscovici a appelé à une politique économique plus « expansionniste » afin de soutenir la reprise et « investir plus pour eux-mêmes et pour les autres ».

L’objectif est aussi de couper l’herbe sous le pied des populistes et des eurosceptiques qui exploitent la rigueur impulsée ces dernières années par la Commission pour faire vaciller l’Europe sur ses bases. Malgré tout, il y a deux pays qui refusent cette plus grande largesse : l’Allemagne et les Pays-Bas, dont les comptes sont dans le vert. Et qui craignent de devoir payer pour les autres.


2 Décembre 2016

Tags : bruxelles