Plans de succession des dirigeants : des pratiques encore inégales
Le dernier rapport de l’Autorité des marchés financiers consacré à la gouvernance d’entreprise met en lumière la manière dont les sociétés cotées anticipent la succession de leurs principaux dirigeants. Dans un contexte de volatilité accrue des marchés et d’exigence renforcée des investisseurs, l’AMF rappelle que la planification de la succession constitue un pilier central de la continuité stratégique et de la confiance actionnariale. L’analyse conduite par l’Autorité des marchés financiers repose sur un échantillon de 53 sociétés cotées, comprenant 35 entreprises du CAC 40 et 18 du SBF 120. En effet, seuls 47% de ces sociétés ont communiqué, entre le 1ᵉʳ juillet 2024 et le 30 juin 2025, sur la mise en œuvre effective d’un processus de succession concernant au moins un dirigeant clé. Ce constat révèle ainsi un décalage persistant entre les exigences de place et les pratiques déclarées.
Toutefois, l’Autorité des marchés financiers souligne également une amélioration continue de la qualité des informations publiées. Progressivement, les entreprises tendent à mieux expliciter le rôle du conseil d’administration et du comité des nominations dans la gestion de la succession des dirigeants. Néanmoins, cette dynamique demeure hétérogène, car près d’un tiers des sociétés analysées n’ont fourni aucune indication sur les travaux concrets menés au cours de l’exercice précédent, ce qui interroge la réalité opérationnelle de certains dispositifs affichés.
Toutefois, l’Autorité des marchés financiers souligne également une amélioration continue de la qualité des informations publiées. Progressivement, les entreprises tendent à mieux expliciter le rôle du conseil d’administration et du comité des nominations dans la gestion de la succession des dirigeants. Néanmoins, cette dynamique demeure hétérogène, car près d’un tiers des sociétés analysées n’ont fourni aucune indication sur les travaux concrets menés au cours de l’exercice précédent, ce qui interroge la réalité opérationnelle de certains dispositifs affichés.
9% des entreprises étudiées par l'AMF n'ont pas de plan de succession du dirigeant
Au-delà de la simple transparence, l’Autorité des marchés financiers évalue le respect des référentiels de place, notamment le code AFEP-MEDEF, qui impose aux sociétés cotées de prévoir un plan de succession pour leurs principaux dirigeants. Or, 9% des entreprises de l’échantillon ne mentionnent toujours pas explicitement l’existence d’un tel plan pour le directeur général ou le président du conseil d’administration.
Par conséquent, l’AMF insiste sur la nécessité de distinguer l’existence formelle d’un plan de succession de sa mise en œuvre effective. Trop souvent, observe l’Autorité des marchés financiers, la communication se limite à des déclarations générales, sans indication sur les scénarios envisagés, les compétences ciblées ou les modalités d’activation du plan. Ainsi, bien que les sociétés progressent sur le plan déclaratif, la maturité opérationnelle des dispositifs reste variable, ce qui fragilise la crédibilité globale des démarches engagées.
Par conséquent, l’AMF insiste sur la nécessité de distinguer l’existence formelle d’un plan de succession de sa mise en œuvre effective. Trop souvent, observe l’Autorité des marchés financiers, la communication se limite à des déclarations générales, sans indication sur les scénarios envisagés, les compétences ciblées ou les modalités d’activation du plan. Ainsi, bien que les sociétés progressent sur le plan déclaratif, la maturité opérationnelle des dispositifs reste variable, ce qui fragilise la crédibilité globale des démarches engagées.
L’Autorité des marchés financiers appelle à une gouvernance plus anticipatrice
Face à ces constats, l’Autorité des marchés financiers formule plusieurs recommandations visant à renforcer la robustesse des plans de succession. D’abord, l’AMF encourage les conseils d’administration à inscrire la succession des dirigeants dans une logique continue, et non événementielle. Autrement dit, le plan de succession doit être actualisé régulièrement, en tenant compte de l’évolution de la stratégie, des risques et des compétences clés.
Ensuite, l’Autorité des marchés financiers invite les sociétés cotées à améliorer la qualité de leur information extra-financière sur ce sujet sensible. Sans exiger la divulgation d’éléments confidentiels, l’AMF estime qu’une description plus précise des processus, des responsabilités internes et du calendrier de revue renforcerait la lisibilité pour le marché. À cet égard, la présidente de l’AMF, Marie-Anne Barbat-Layani, rappelle que « la bonne gouvernance des entreprises cotées est l’un des éléments clés de la confiance des investisseurs et donc de l’attractivité d’une place financière de premier plan ».
Enfin, l’Autorité des marchés financiers souligne que les plans de succession ne doivent pas être perçus comme un simple outil de conformité réglementaire. Bien au contraire, l’AMF y voit un levier de stabilité, particulièrement dans un contexte de transition générationnelle et de transformation des modèles économiques. À ce titre, la succession des dirigeants s’inscrit désormais au cœur du dialogue entre conseils d’administration, actionnaires et régulateur.
Ensuite, l’Autorité des marchés financiers invite les sociétés cotées à améliorer la qualité de leur information extra-financière sur ce sujet sensible. Sans exiger la divulgation d’éléments confidentiels, l’AMF estime qu’une description plus précise des processus, des responsabilités internes et du calendrier de revue renforcerait la lisibilité pour le marché. À cet égard, la présidente de l’AMF, Marie-Anne Barbat-Layani, rappelle que « la bonne gouvernance des entreprises cotées est l’un des éléments clés de la confiance des investisseurs et donc de l’attractivité d’une place financière de premier plan ».
Enfin, l’Autorité des marchés financiers souligne que les plans de succession ne doivent pas être perçus comme un simple outil de conformité réglementaire. Bien au contraire, l’AMF y voit un levier de stabilité, particulièrement dans un contexte de transition générationnelle et de transformation des modèles économiques. À ce titre, la succession des dirigeants s’inscrit désormais au cœur du dialogue entre conseils d’administration, actionnaires et régulateur.



