S’associer pour créer une entreprise




« L’union fait la force ». Ce vieil adage prends ton son sens dans le milieu entrepreneurial. En matière de création d’entreprises, l’association peut constituer un atout de choix. Mais s’embarquer dans une création d’entreprise avec une deuxième personne peut se révéler laborieux. Mieux vaut donc prendre le temps de la réflexion, et se prémunir de tout déboire avec son associé.



Lorsque l’on crée une entreprise, on a tôt fait d’être submergé par les tâches. Bien souvent, les nouveaux dirigeants sont confrontés à la nécessité de gérer l’administratif et la production en même temps. Gérer les fonctions de supports en même temps que les fonctions opérationnelles contraignent bien souvent le chef d’entreprise à travailler jour et nuit. Mais les journées ne sont pas extensibles à l’infini.
 
Dans les entreprises pilotées par deux associés, cette problématique est plus facilement traitée. L’on peut se partager le travail de bien des façons différentes : certains s’attribuent des taches spécifiques, d’autres choisissent d’être parfaitement interchangeables. Il n’en reste pas moins que la création d’entreprises à deux est toujours, à un moment ou à un autre, synonyme de complémentarité de compétences.
 
Il est toujours intéressant pour un dirigeant doté d’un profil technique de s’associer avec un professionnel du management. Un créateur aura toujours l’usage du savoir-faire du gestionnaire. L’association fait jouer des relations de complémentarités en matière de compétence, mais pas seulement. Car se lancer à deux suppose aussi plus de moyens financiers disponibles pour l’entreprise, et ce dès ses débuts.
 
Il convient toutefois de ne pas perdre de vue que la participation au capital est aussi le socle sur lequel se construit le rapport de force entre les associés. Certes, l’association permet de voir plus grand plus vite, mais il faut garder à l’esprit que certaines prises de décision cristalliseront les antagonismes. Il faut alors pouvoir départager les associés en fonction de leur poids objectifs dans l’entreprise. C’est notamment la raison pour laquelle les juristes déconseillent les associations à parts égales.
 
Afin d’éviter tout blocage éventuel, il peut être sage d’opter pour une répartition des parts non égalitaire sur un modèle 49/51%. De cette façon, l’un des deux associés aura l’ascendant dans les prises de décisions et s’assura qu’aucun blocage ne vienne paralyser le développement de l’entreprise en cas de désaccord. Mais ce mode d’organisation peut être difficile à justifier compte tenu de l’engagement propre de l’associé minoritaire.
 
D’autres modalités permettent de préserver l’égalité entre deux associés fondateurs et la viabilité des fonctions de décision. Céder une petite fraction du capital à un troisième associé peut par exemple permettre d’arbitrer les situations difficiles entre deux associés majoritaires. Il revient aux créateurs d’entreprises choisir l’option qui leur convient le mieux avant de se lancer dans l’opération. Mieux vaut y réfléchir sérieusement, car une fois la partie commencée, on ne change pas les règles du jeu aussi facilement.


25 Avril 2013