Les chefs d’entreprise confrontés à une incertitude durable
Le 8 juin 2026, l’Unédic a publié la quatrième édition de son enquête « Le travail en transitions », consacrée cette année à la perception de l’incertitude par les dirigeants d’entreprise. Réalisée auprès de 400 responsables d’entreprises françaises entre le 26 janvier et le 23 février 2026, l’étude met en lumière une profonde évolution du contexte économique. Pour de nombreux chefs d’entreprise, l’imprévisibilité n’est plus un épisode conjoncturel mais une caractéristique durable de leur environnement.
Depuis la crise sanitaire de 2020, les dirigeants ont dû composer avec une succession de chocs économiques, géopolitiques et politiques. Selon l’enquête de l’Unédic, un dirigeant sur deux estime que son entreprise évolue aujourd’hui dans un environnement moins prévisible qu’avant la pandémie. Plus marquant encore, trois quarts des répondants qualifient le contexte actuel d’imprévisible.
Cette perception semble appelée à s’inscrire dans la durée. En effet, 66% des dirigeants considèrent que cette situation va perdurer. Les résultats publiés par l’institut Elabe pour le compte de l’Unédic confirment cette tendance et montrent que ce sentiment traverse l’ensemble des secteurs d’activité ainsi que toutes les tailles d’entreprise. La capacité à se projeter s’en trouve fortement réduite. Un quart des dirigeants déclarent ne pas pouvoir anticiper l’avenir de leur entreprise au-delà de six mois. Parmi eux, 7% affirment même être incapables de se projeter dans le futur.
Les facteurs à l’origine de cette difficulté sont nombreux. L’instabilité politique nationale arrive en tête des préoccupations, citée par 71% des répondants. Viennent ensuite l’inflation, évoquée par 61% des dirigeants, les évolutions du marché à hauteur de 54%, puis les conflits géopolitiques et les enjeux de recrutement, chacun mentionné par 46% des personnes interrogées.
Depuis la crise sanitaire de 2020, les dirigeants ont dû composer avec une succession de chocs économiques, géopolitiques et politiques. Selon l’enquête de l’Unédic, un dirigeant sur deux estime que son entreprise évolue aujourd’hui dans un environnement moins prévisible qu’avant la pandémie. Plus marquant encore, trois quarts des répondants qualifient le contexte actuel d’imprévisible.
Cette perception semble appelée à s’inscrire dans la durée. En effet, 66% des dirigeants considèrent que cette situation va perdurer. Les résultats publiés par l’institut Elabe pour le compte de l’Unédic confirment cette tendance et montrent que ce sentiment traverse l’ensemble des secteurs d’activité ainsi que toutes les tailles d’entreprise. La capacité à se projeter s’en trouve fortement réduite. Un quart des dirigeants déclarent ne pas pouvoir anticiper l’avenir de leur entreprise au-delà de six mois. Parmi eux, 7% affirment même être incapables de se projeter dans le futur.
Les facteurs à l’origine de cette difficulté sont nombreux. L’instabilité politique nationale arrive en tête des préoccupations, citée par 71% des répondants. Viennent ensuite l’inflation, évoquée par 61% des dirigeants, les évolutions du marché à hauteur de 54%, puis les conflits géopolitiques et les enjeux de recrutement, chacun mentionné par 46% des personnes interrogées.
Dirigeants : des investissements sous surveillance permanente
Face à cette situation, les dirigeants multiplient les arbitrages. Au cours des douze derniers mois, six chefs d’entreprise sur dix indiquent avoir reporté ou réduit certains investissements. La moitié d’entre eux ont également modifié leurs prix de vente ou renégocié leurs relations avec leurs fournisseurs afin d’absorber les effets des turbulences économiques.
Cette prudence ne signifie toutefois pas un abandon des projets de développement. Les chefs d’entreprise continuent de considérer l’investissement comme un levier essentiel de compétitivité. Ainsi, 63% prévoient de maintenir leurs investissements technologiques au cours des prochains mois. Ils sont également 62% à vouloir préserver leurs investissements dans les moyens de production et 51% à conserver leurs budgets consacrés à la recherche et au développement.
Le contexte reste néanmoins fragile. La Banque de France souligne que l’économie française évolue actuellement dans une zone intermédiaire, entre résilience et ralentissement. Les tensions internationales, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter les incertitudes liées aux prix de l’énergie et aux perspectives de croissance.
Cette prudence ne signifie toutefois pas un abandon des projets de développement. Les chefs d’entreprise continuent de considérer l’investissement comme un levier essentiel de compétitivité. Ainsi, 63% prévoient de maintenir leurs investissements technologiques au cours des prochains mois. Ils sont également 62% à vouloir préserver leurs investissements dans les moyens de production et 51% à conserver leurs budgets consacrés à la recherche et au développement.
Le contexte reste néanmoins fragile. La Banque de France souligne que l’économie française évolue actuellement dans une zone intermédiaire, entre résilience et ralentissement. Les tensions internationales, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter les incertitudes liées aux prix de l’énergie et aux perspectives de croissance.
Recrutements : la prudence domine
Les conséquences de cette nouvelle réalité sont particulièrement visibles dans les politiques de ressources humaines. Plus de huit dirigeants sur dix déclarent avoir dû arbitrer au moins un levier de leur stratégie RH au cours de l’année écoulée. Les décisions concernent principalement la formation des salariés à de nouvelles compétences, citée par 46% des répondants, le gel des recrutements pour 45% d’entre eux et le report des promotions internes pour 40%.
Pour les mois à venir, la prudence reste le maître-mot. Plus de trois dirigeants sur quatre envisagent de stabiliser leurs effectifs. Ce choix traduit une volonté de préserver l’équilibre de l’entreprise sans engager de plans massifs de recrutement ni procéder à des suppressions de postes.
Cette stratégie intermédiaire reflète la difficulté croissante à anticiper l’évolution de l’activité. Les entreprises cherchent à conserver leurs compétences tout en limitant leur exposition financière. Les petites structures apparaissent particulièrement concernées par cette approche. Les données d’Elabe montrent qu’elles sont davantage sensibles à l’instabilité politique et disposent généralement de marges de manœuvre plus réduites pour absorber les chocs économiques.
La confiance dans les perspectives économiques demeure également limitée. Selon la Grande consultation des entrepreneurs publiée par CCI France, le moral des dirigeants a atteint au printemps 2026 son niveau le plus faible depuis la crise sanitaire. La confiance dans l’économie française comme dans l’économie mondiale reste particulièrement basse, malgré une perception plus favorable de la situation de leur propre entreprise.
Pour les mois à venir, la prudence reste le maître-mot. Plus de trois dirigeants sur quatre envisagent de stabiliser leurs effectifs. Ce choix traduit une volonté de préserver l’équilibre de l’entreprise sans engager de plans massifs de recrutement ni procéder à des suppressions de postes.
Cette stratégie intermédiaire reflète la difficulté croissante à anticiper l’évolution de l’activité. Les entreprises cherchent à conserver leurs compétences tout en limitant leur exposition financière. Les petites structures apparaissent particulièrement concernées par cette approche. Les données d’Elabe montrent qu’elles sont davantage sensibles à l’instabilité politique et disposent généralement de marges de manœuvre plus réduites pour absorber les chocs économiques.
La confiance dans les perspectives économiques demeure également limitée. Selon la Grande consultation des entrepreneurs publiée par CCI France, le moral des dirigeants a atteint au printemps 2026 son niveau le plus faible depuis la crise sanitaire. La confiance dans l’économie française comme dans l’économie mondiale reste particulièrement basse, malgré une perception plus favorable de la situation de leur propre entreprise.
3 chefs d'entreprise sur 5 se disent fatigués
Au-delà des décisions stratégiques, cette période de permacrise produit des effets humains significatifs. L’enquête de l’Unédic révèle que 96% des dirigeants se considèrent comme déterminés et 93% comme prudents. Trois quarts d’entre eux se disent encore optimistes. Pourtant, derrière cette capacité d’adaptation se cache une réalité plus difficile.
Près des deux tiers des répondants déclarent ressentir de la fatigue. Plus précisément, 62% se disent fatigués, tandis que 60% évoquent un sentiment de pression ou de stress. Ces niveaux sont particulièrement élevés chez les dirigeants de très petites entreprises ainsi que chez ceux qui anticipent une instabilité durable.
Cette situation illustre l’émergence d’un nouveau modèle de gestion. Les chefs d’entreprise ne cherchent plus uniquement à planifier la croissance sur plusieurs années. Ils apprennent désormais à piloter leur activité dans un environnement marqué par des crises successives, parfois simultanées.
Comme l’a résumé Jean-Eudes Tesson, vice-président de l’Unédic, « quand la visibilité se réduit, les chefs d’entreprise doivent faire des choix forts, qu’il s’agisse d’embauches, d'investissements ou de réorganisation ». Une formule qui résume parfaitement le défi auquel sont confrontés aujourd’hui les dirigeants français : continuer à investir, recruter et développer leur activité alors même que l’incertitude est devenue la nouvelle normalité.
Près des deux tiers des répondants déclarent ressentir de la fatigue. Plus précisément, 62% se disent fatigués, tandis que 60% évoquent un sentiment de pression ou de stress. Ces niveaux sont particulièrement élevés chez les dirigeants de très petites entreprises ainsi que chez ceux qui anticipent une instabilité durable.
Cette situation illustre l’émergence d’un nouveau modèle de gestion. Les chefs d’entreprise ne cherchent plus uniquement à planifier la croissance sur plusieurs années. Ils apprennent désormais à piloter leur activité dans un environnement marqué par des crises successives, parfois simultanées.
Comme l’a résumé Jean-Eudes Tesson, vice-président de l’Unédic, « quand la visibilité se réduit, les chefs d’entreprise doivent faire des choix forts, qu’il s’agisse d’embauches, d'investissements ou de réorganisation ». Une formule qui résume parfaitement le défi auquel sont confrontés aujourd’hui les dirigeants français : continuer à investir, recruter et développer leur activité alors même que l’incertitude est devenue la nouvelle normalité.



