Une souveraineté fragilisée par des dépendances multiples et visibles
Le Baromètre de la Souveraineté réalisé par OpinionWay pour le cabinet Cubik dresse un constat préoccupant sur la souveraineté des entreprises en France. Interrogeant 501 dirigeants issus de tous les secteurs, l’étude montre que cette souveraineté ne recule plus de manière ponctuelle, loin de là. Désormais, les dirigeants associent cette perte à des freins réglementaires, à une dépendance accrue à l’étranger et à des interdictions qui pèsent sur leur capacité de décision stratégique.
La souveraineté apparaît aujourd’hui comme un enjeu transversal pour les dirigeants d’entreprise. D’abord, parce que toutes les ressources sont concernées, ensuite parce que toutes les tailles d’entreprises y sont confrontées. Selon le Baromètre de la Souveraineté 2026, les matières premières, les composants, les biens d’équipement, la recherche et développement, mais aussi les données numériques sont désormais jugés critiques. Ainsi, la perte de souveraineté ne se limite plus à l’industrie lourde, mais touche l’ensemble du tissu économique.
Par ailleurs, cette fragilisation se manifeste concrètement dans les choix d’investissement. Le solde net d’ouvertures et de fermetures d’usines en France est redevenu négatif. Dans le même temps, les investissements industriels se dirigent prioritairement vers l’Asie, à hauteur de 41%, et vers l’Amérique du Nord, à 36%. Dès lors, la souveraineté nationale se heurte à une réalité économique mondialisée, où les arbitrages se font au détriment du territoire français, malgré les discours politiques sur la réindustrialisation.
La souveraineté apparaît aujourd’hui comme un enjeu transversal pour les dirigeants d’entreprise. D’abord, parce que toutes les ressources sont concernées, ensuite parce que toutes les tailles d’entreprises y sont confrontées. Selon le Baromètre de la Souveraineté 2026, les matières premières, les composants, les biens d’équipement, la recherche et développement, mais aussi les données numériques sont désormais jugés critiques. Ainsi, la perte de souveraineté ne se limite plus à l’industrie lourde, mais touche l’ensemble du tissu économique.
Par ailleurs, cette fragilisation se manifeste concrètement dans les choix d’investissement. Le solde net d’ouvertures et de fermetures d’usines en France est redevenu négatif. Dans le même temps, les investissements industriels se dirigent prioritairement vers l’Asie, à hauteur de 41%, et vers l’Amérique du Nord, à 36%. Dès lors, la souveraineté nationale se heurte à une réalité économique mondialisée, où les arbitrages se font au détriment du territoire français, malgré les discours politiques sur la réindustrialisation.
Souveraineté, réglementation et interdictions : un frein à la croissance des entreprises
La souveraineté se manifeste également par une contrainte croissante sur la capacité de croissance des entreprises. Un tiers des dirigeants, précisément 33%, estiment que le manque de souveraineté affecte directement leur développement. Cette perception est étroitement liée à l’instabilité fiscale et réglementaire, souvent citée comme un frein majeur à l’investissement et à la projection à long terme.
En outre, les dirigeants pointent la multiplication des interdictions et des contraintes normatives, notamment dans les secteurs liés à l’énergie, au jardin industriel ou encore à certaines activités de transformation. Ainsi, 64% des dirigeants déclarent rester préoccupés par l’impact de l’énergie sur leurs coûts de production. Même si les risques de pénurie sont jugés moins immédiats, la volatilité des prix et l’encadrement réglementaire réduisent leur marge de manœuvre stratégique, ce qui affaiblit leur souveraineté opérationnelle.
En outre, les dirigeants pointent la multiplication des interdictions et des contraintes normatives, notamment dans les secteurs liés à l’énergie, au jardin industriel ou encore à certaines activités de transformation. Ainsi, 64% des dirigeants déclarent rester préoccupés par l’impact de l’énergie sur leurs coûts de production. Même si les risques de pénurie sont jugés moins immédiats, la volatilité des prix et l’encadrement réglementaire réduisent leur marge de manœuvre stratégique, ce qui affaiblit leur souveraineté opérationnelle.
Une souveraineté affaiblie face à la concurrence internationale et aux nouvelles dépendances
Enfin, la perte de souveraineté se traduit par un recul perçu de la compétitivité française sur la scène internationale. Neuf dirigeants sur dix estiment que la compétitivité industrielle de la France recule face aux États-Unis et à la Chine. Ce constat est renforcé par des indicateurs comme le faible niveau de robotisation, où la France n’occupe que le 19ᵉ rang mondial, loin derrière les grandes puissances industrielles.
Parallèlement, de nouvelles formes de souveraineté émergent, notamment autour de l’alimentation et des données. La souveraineté alimentaire est désormais jugée critique par 33% des dirigeants, soit une progression de 23 points en un an. Dans le même temps, les entreprises prennent conscience des enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la data, même si seules 19% d’entre elles estiment encore dépendre fortement de l’étranger sur ces sujets. Ces évolutions illustrent une souveraineté de plus en plus fragmentée, confrontée à des arbitrages complexes entre compétitivité, réglementation et autonomie stratégique.
Parallèlement, de nouvelles formes de souveraineté émergent, notamment autour de l’alimentation et des données. La souveraineté alimentaire est désormais jugée critique par 33% des dirigeants, soit une progression de 23 points en un an. Dans le même temps, les entreprises prennent conscience des enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la data, même si seules 19% d’entre elles estiment encore dépendre fortement de l’étranger sur ces sujets. Ces évolutions illustrent une souveraineté de plus en plus fragmentée, confrontée à des arbitrages complexes entre compétitivité, réglementation et autonomie stratégique.



