Les coûts de roaming dissuadent les voyageurs de utiliser leurs téléphones




La vice-présidente de la Commission Européenne, Neelie Kroes, chargée notamment des questions du numérique, a relancé le débat concernant les coûts du roaming (itinérance des données) au sein de l’Union Européenne. Pour elle, ils doivent être supprimés mais les opérateurs sont réticents car ils apporteraient beaucoup. Pourtant, selon un récent sondage, ce n’est pas vraiment le cas.



cc/flickr/lisboncouncil
L’argument premier des opérateurs pour s’opposer à la suppression des coûts de l’itinérance des données des téléphones portables serait le manque à gagner. En effet, tout le monde le sait, les communications passée depuis l’étranger ont souvent un surcoût qui change de pays en pays, sauf pour certaines compagnies téléphonique ou certains forfaits en moyenne plus chers de base.

Mais un sondage réalisé dans le cadre de ce débat montre que près de 47% des voyageurs évitent d’utiliser internet sur leur téléphone lorsqu’ils sont dans un autre pays. Seulement 10% de la population regarderait ses mails à l’étranger comme s’il était à la maison. Un absurde, pour Neelie Kroes, qui se bat.

Pour elle, « les clients limitent leur utilisation du téléphone de manière extrême, ce qui n’a aucun sens pour les opérateurs ». Car selon la Commission Européenne, la suppression des frais d’itinérance des données aurait tout simplement comme effet d’ouvrir un marché de 300 millions de personnes à tous les opérateurs européens, en plus d’être un avantage au niveau du service.

« Des millions d’entreprises font face à des coûts supplémentaires à cause du roaming, et les entreprises qui travaillent dans le domaine, comme les développeurs d’application, perdent de l’argent. Le roaming n’a aucun sens dans un marché unique, c’est de la folie économique ».

Des paroles fortes mais qui risquent de ne pas suffire pour supprimer une rente facile pour les opérateurs.


18 Février 2014