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La Grèce dans les bras du parti de gauche Syriza





Aléxis Tsípras a été nommé ce lundi 26 janvier Premier ministre grec, au terme d'une élection législative sans grande surprise : son parti, Syriza, était en effet donné grand vainqueur depuis des semaines.



(c) Shutterstock/EconomieMatin
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La victoire est d'importance pour la gauche radicale. Avec 149 sièges remportés, Syriza manque de peu la majorité absolue au parlement grec. Le parti devra trouver un allié de circonstance avec qui gouverner, et ce pourrait bien être les dissidents de Nouvelle démocratie, une formation marquée à droite mais qui repousse elle aussi l'austérité voulue par l'Europe et les institutions internationales.

L'objectif du patron de Syriza est d'arracher aux créanciers du pays un allégement de sa dette colossale, qui s'éleva à 300 milliards d'euros, soit 175% de son PIB. Une charge écrasante qui plombe les marges de manœuvre du nouveau Premier ministre, qui nourrit de grandes ambitions.

Augmentation du revenu minimum, levée du seuil d'imposition, amélioration des petites retraites, coupons d'approvisionnement… Ces mesures sociales sont très attendues par une grande partie de la population, épuisée après six années d'austérité et de rigueur. Mais pour financer ce programme chiffré à 12 milliards d'euros, Syriza va devoir négocier pied à pied. Et le parti n'aura pas la partie facile.

Plusieurs pays, dont le Portugal — qui a lui aussi essuyé une crise très difficile — ont estimé que la Grèce se devait de respecter ses engagements. C'est aussi l'opinion d'Angela Merkel…


26 Janvier 2015

Tags : europe, grèce