La BCE plus accommodante pour soutenir l’activité de la zone euro




La Banque centrale européenne veut stimuler l’économie de la zone euro, alors que l’activité devrait ralentir dans des proportions importantes cette année.



L’OCDE a tiré la sonnette d’alarme cette semaine, en révisant à la baisse sa prévision de croissance pour les pays du G20. L’Allemagne devrait ainsi se contenter de 0,7% en 2019, un taux en baisse de 0,9 point par rapport aux précédentes prévisions. Pire encore, l’Italie devrait subir une récession, avec une croissance négative (-0,2%). La Banque centrale européenne a livré ce jeudi ses propres estimations : la zone euro affichera une croissance limitée à 1,1% en 2019, et 1,6% en 2020. Auparavant, l’institution de Francfort avait prédit 1,7% pour chacune des deux années.

Afin de stimuler l’activité de la zone euro, la BCE active deux leviers : premièrement, les taux directeurs vont rester à leur niveau, c’est à dire très bas, au moins jusqu’à la fin de cette année. La Banque avait l’intention de les relever cet été, mais finalement elle repousse l’échéance. Autre dispositif très important : la BCE va prêter de l’argent aux banques de la zone euro qui en ont besoin, à taux zéro, et même des prêts rémunérés si ces euros sont injectés dans l’économie réelle.

Ce programme d’incitation va se mettre en place à partir de septembre, et il se prolongera jusqu’en mars 2021. Il s’agit de pousser les banques à continuer à prêter à des conditions avantageuses, afin d’encourager l’investissement des entreprises et des ménages. La BCE avait déjà procédé de la même manière en 2016 et 2017, avec succès. Les incertitudes qui pèsent sur les échanges commerciaux sont un danger pour l’économie européenne, avec des risques de ralentissement qui menacent l’activité.


7 Mars 2019
Tags : BCE