Google se défend de ne pas payer suffisamment d’impôts




Google paie-t-il suffisamment d’impôts ? C’est la question qui agite Le monde politique depuis des années, pour une bonne raison : le niveau d’imposition de la multinationale américaine est particulièrement peu élevé alors que l’entreprise génère des dizaines de milliards de dollars de chiffre d’affaires chaque année.



Des actions ont cours actuellement, aussi bien au niveau national qu’international. En France et en Espagne, les locaux des filiales ont été perquisitionnés en mai et en juin, à la recherche de preuves d’éventuelles malversations fiscales. Un cran au dessus, la Commission européenne a lancé plusieurs enquêtes concernant les pratiques fiscales de Google, ainsi que des abus de position dominante.

Autant dire que Google est dans le collimateur, en particulier en Europe où le groupe sait mieux parfaitement tirer les ficelles d’un système fiscal morcelé et complexe, des pays s’adonnant même au dumping fiscal — en Irlande, le taux d’imposition sur les sociétés est de 12,5% seulement… Sundar Pichai, le patron de Google, a voulu remettre les pendules à l’heure dans le quotidien allemand Die Zeit.

Pour lui, Google paie ses impôts de « manière analogue à la moyenne du taux d'imposition dans l'OCDE. En fonction de la structure du droit fiscal existant, la plupart des entreprises payent la plus grande partie de leurs impôts dans leur pays d'origine ». Il en appelle tout de même au développement d’un « système fiscal global par les politiques [qui] peut conduire à de meilleurs résultats ». Google se conformera évidemment à un tel système. Reste à savoir si les politiques ont la volonté de le créer…


17 Juillet 2016
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