Anko Van der Werff, un parcours construit dans les grandes compagnies aériennes avant Air Canada
Le 8 juillet 2026, Air Canada a officialisé la nomination d'Anko Van der Werff au poste de président et chef de la direction. Cette désignation dépasse largement le simple changement de gouvernance. Après cinq années de mandat de Michael Rousseau, marquées par la reprise post-pandémie mais aussi par une vive controverse linguistique ayant conduit à son départ anticipé, le premier transporteur aérien canadien a choisi un dirigeant dont le profil répond autant aux enjeux industriels qu'aux sensibilités politiques et culturelles propres au Canada.
À 51 ans, le dirigeant néerlandais dispose d'un parcours rare dans l'aviation mondiale. Au fil de plus de vingt-cinq années de carrière, il a dirigé ou accompagné des compagnies aériennes sur trois continents, affrontant aussi bien des périodes de croissance que des restructurations majeures. Son arrivée à Montréal constitue désormais l'un des principaux changements de gouvernance du secteur aérien international en 2027.
Le choix d'Anko Van der Werff n'est pas celui d'un dirigeant issu du sérail d'Air Canada. Le conseil d'administration a privilégié une recherche internationale afin d'identifier un profil capable de conduire le groupe dans une nouvelle phase de développement. Selon son président, Vagn Sørensen, de nombreux dirigeants expérimentés du secteur ont manifesté leur intérêt, mais le Néerlandais réunissait l'ensemble des critères recherchés, notamment son expérience opérationnelle, son parcours international et sa capacité à communiquer en français.
Originaire des Pays-Bas, Anko Van der Werff est diplômé en droit de l'Université de Leyde. Il a ensuite complété sa formation par un programme destiné aux dirigeants à Harvard Business School. Juriste de formation, il s'oriente rapidement vers le transport aérien, un secteur dans lequel il bâtira l'essentiel de sa carrière.
Ses premières responsabilités sont exercées chez KLM Royal Dutch Airlines, où il occupe plusieurs fonctions de management. Cette expérience lui permet d'acquérir une connaissance approfondie des activités commerciales d'un grand transporteur européen. Il rejoint ensuite Qatar Airways, alors en pleine expansion internationale, avant d'intégrer Aeroméxico comme vice-président général et directeur commercial. Ces différentes étapes lui offrent une vision globale des marchés européens, moyen-orientaux et latino-américains.
En 2019, il devient directeur général d'Avianca, l'une des principales compagnies aériennes d'Amérique latine. Son arrivée intervient dans une période particulièrement complexe pour le transport aérien mondial. Quelques mois plus tard, la pandémie de Covid-19 bouleverse totalement le secteur. Malgré ce contexte exceptionnel, il pilote l'entreprise pendant l'une des périodes les plus délicates de son histoire avant de rejoindre Scandinavian Airlines en 2021.
À 51 ans, le dirigeant néerlandais dispose d'un parcours rare dans l'aviation mondiale. Au fil de plus de vingt-cinq années de carrière, il a dirigé ou accompagné des compagnies aériennes sur trois continents, affrontant aussi bien des périodes de croissance que des restructurations majeures. Son arrivée à Montréal constitue désormais l'un des principaux changements de gouvernance du secteur aérien international en 2027.
Le choix d'Anko Van der Werff n'est pas celui d'un dirigeant issu du sérail d'Air Canada. Le conseil d'administration a privilégié une recherche internationale afin d'identifier un profil capable de conduire le groupe dans une nouvelle phase de développement. Selon son président, Vagn Sørensen, de nombreux dirigeants expérimentés du secteur ont manifesté leur intérêt, mais le Néerlandais réunissait l'ensemble des critères recherchés, notamment son expérience opérationnelle, son parcours international et sa capacité à communiquer en français.
Originaire des Pays-Bas, Anko Van der Werff est diplômé en droit de l'Université de Leyde. Il a ensuite complété sa formation par un programme destiné aux dirigeants à Harvard Business School. Juriste de formation, il s'oriente rapidement vers le transport aérien, un secteur dans lequel il bâtira l'essentiel de sa carrière.
Ses premières responsabilités sont exercées chez KLM Royal Dutch Airlines, où il occupe plusieurs fonctions de management. Cette expérience lui permet d'acquérir une connaissance approfondie des activités commerciales d'un grand transporteur européen. Il rejoint ensuite Qatar Airways, alors en pleine expansion internationale, avant d'intégrer Aeroméxico comme vice-président général et directeur commercial. Ces différentes étapes lui offrent une vision globale des marchés européens, moyen-orientaux et latino-américains.
En 2019, il devient directeur général d'Avianca, l'une des principales compagnies aériennes d'Amérique latine. Son arrivée intervient dans une période particulièrement complexe pour le transport aérien mondial. Quelques mois plus tard, la pandémie de Covid-19 bouleverse totalement le secteur. Malgré ce contexte exceptionnel, il pilote l'entreprise pendant l'une des périodes les plus délicates de son histoire avant de rejoindre Scandinavian Airlines en 2021.
Anko Van der Werff face au défi du redressement avant de rejoindre Air Canada
C'est véritablement à la tête de Scandinavian Airlines que la réputation internationale d'Anko Van der Werff se consolide. Lorsqu'il prend les commandes de la compagnie scandinave, celle-ci traverse une crise profonde. Fragilisée par la pandémie, confrontée à une dette importante et à une forte pression concurrentielle, SAS engage une restructuration d'envergure.
Sous son impulsion, la compagnie met en œuvre une transformation financière et opérationnelle qui aboutit à une sortie de procédure de faillite contrôlée, à l'arrivée d'un nouvel actionnariat et à un retour progressif vers la rentabilité. Il a accompagné la relance de l'entreprise après la crise sanitaire tandis que plusieurs analystes considèrent cette restructuration comme l'une des plus importantes réussites récentes du secteur aérien européen.
James McGarragle, analyste chez RBC Marchés des capitaux, estime d'ailleurs que « la restructuration de SAS est, objectivement parlant, un succès », rappelant que le dirigeant a su conduire la compagnie « près de l'effondrement » vers une organisation financièrement assainie. Cette capacité à gérer les périodes de turbulence constitue aujourd'hui l'un des principaux arguments avancés pour justifier son recrutement par Air Canada.
Au-delà des résultats financiers, son style de management est également mis en avant. Dans une vidéo adressée aux salariés d'Air Canada, Anko Van der Werff explique : « Je suis quelqu'un qui aime être près du terrain, écouter, comprendre et travailler en équipe ». Une approche qui contraste avec l'image parfois plus distante associée aux grands groupes internationaux et qui semble correspondre à la culture de dialogue recherchée par le transporteur canadien.
Cette expérience apparaît d'autant plus précieuse qu'Air Canada prépare une nouvelle phase de croissance. La compagnie exploite aujourd'hui plus de 300 appareils et prévoit de porter sa flotte à près de 400 avions d'ici 2030 grâce notamment à l'arrivée des Airbus A321XLR, destinés à ouvrir de nouvelles liaisons long-courriers plus rentables. Le futur dirigeant devra également piloter cette montée en puissance tout en poursuivant l'amélioration des performances opérationnelles et financières du groupe.
Sous son impulsion, la compagnie met en œuvre une transformation financière et opérationnelle qui aboutit à une sortie de procédure de faillite contrôlée, à l'arrivée d'un nouvel actionnariat et à un retour progressif vers la rentabilité. Il a accompagné la relance de l'entreprise après la crise sanitaire tandis que plusieurs analystes considèrent cette restructuration comme l'une des plus importantes réussites récentes du secteur aérien européen.
James McGarragle, analyste chez RBC Marchés des capitaux, estime d'ailleurs que « la restructuration de SAS est, objectivement parlant, un succès », rappelant que le dirigeant a su conduire la compagnie « près de l'effondrement » vers une organisation financièrement assainie. Cette capacité à gérer les périodes de turbulence constitue aujourd'hui l'un des principaux arguments avancés pour justifier son recrutement par Air Canada.
Au-delà des résultats financiers, son style de management est également mis en avant. Dans une vidéo adressée aux salariés d'Air Canada, Anko Van der Werff explique : « Je suis quelqu'un qui aime être près du terrain, écouter, comprendre et travailler en équipe ». Une approche qui contraste avec l'image parfois plus distante associée aux grands groupes internationaux et qui semble correspondre à la culture de dialogue recherchée par le transporteur canadien.
Cette expérience apparaît d'autant plus précieuse qu'Air Canada prépare une nouvelle phase de croissance. La compagnie exploite aujourd'hui plus de 300 appareils et prévoit de porter sa flotte à près de 400 avions d'ici 2030 grâce notamment à l'arrivée des Airbus A321XLR, destinés à ouvrir de nouvelles liaisons long-courriers plus rentables. Le futur dirigeant devra également piloter cette montée en puissance tout en poursuivant l'amélioration des performances opérationnelles et financières du groupe.