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Angoisses autour de la bulle 3.0





Depuis plusieurs années déjà, Facebook continue de prendre de l’ampleur sur le réseau internet. Avec une présence optimisée dans les quatre coins du globe, la société de Mark Zuckerberg serait estimée actuellement à 50 milliards de dollars. Un chiffre qui suscite automatiquement des questions.



Une estimation non fondée

Il est indéniable que le réseau social Facebook se trouve actuellement à un haut niveau sur le marché international du virtuel. L’histoire de la fondation de l’entreprise a d’ailleurs été traduite en long métrage « The social network » en 2010, par David Fincher, et le magazine américain Time a élu son créateur « Personnalité de l’année 2010 ». Alors que le réseau ne cesse d’élargir son marché au niveau mondial, des questions commencent pourtant à se poser quant à sa valeur réelle. Cette dernière est estimée à 50 milliards de dollars, suite à un apport de plus de 380 millions d’euros (500 millions de dollars) par Digital Sky Technologies et la banque Goldman Sachs. Une estimation qui, si elle se confirme, place Facebook sur les mêmes rangs que Google et Amazon, bien au-dessus d’eBay, Yahoo !, ou encore Time Warner. Il reste cependant que Facebook ne détient pratiquement pas de valeur tangible. Ses résultats n’ont d’ailleurs jamais été publiés.

Facebook… Quels profits réels ?

Il y a de cela une quinzaine d’années, les visionnaires avaient déjà perçu la capacité de l’internet à devenir une « bulle » des plus performantes. Le développement fascinant des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook prouve encore une fois le pouvoir grandiose du virtuel à l’échelle mondiale. Cependant, si l’on prend le temps de bien analyser la situation, quelques questions se posent. Quelle serait réellement la valeur réelle de ces réseaux, dont celle de Facebook notamment ? On ne peut s’appuyer sur aucun élément tangible. Si les sites de ventes en ligne comme eBay ou Amazon suggèrent directement des produits à leurs clients, Facebook reste une simple plate-forme d’échanges. Les utilisateurs sont loin de s’intéresser à la pub. Et si le réseau peut très bien constituer une zone de marketing ciblé de par les informations qui y sont dévoilées, un dispositif de blocage des annonces publicitaires suffirait à tout réduire à néant.

Un investissement à risques

Angoisses autour de la bulle 3.0
Alors que les investisseurs s’intéressent de plus près au phénomène Facebook, si l’on ne se réfère qu’aux millions versés par Goldman Sachs, les revenus du site restent non-précisés. Le réseau est littéralement internationalisé certes, mais les vraies questions restent tournées autour des profits « réels » réalisés par la société. Ces derniers seraient-ils suffisants pour répondre aux attentes des investisseurs, dont les professionnels du capital-risque qui misent sur le long terme ? Les réponses demeurent un mystère. Le fait que la banque Goldman Sachs apporte sa contribution laisse d’ailleurs des doutes. L’établissement étant poursuivi pour fraude par l’organisme de contrôle Securities and Exchange Commission en 2010. Il faudrait ainsi attendre la sortie d’un rapport sur ses stratégies commerciales, prévu début 2012, pour pouvoir tirer des conclusions. En attendant, les investisseurs ne devraient pas se précipiter pour miser sur Facebook.


21 Juin 2011