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  <title>Entreprises &amp; Décideurs</title>
  <description><![CDATA[Corporate business & management: information pour les dirigeants]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-07T03:10:51+01:00</dc:date>
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   <title>Decathlon : logo, suppression de marques, l’enseigne dévoile son nouveau plan stratégique</title>
   <pubDate>Wed, 13 Mar 2024 11:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Decathlon, enseigne phare des amateurs de sport, a annoncé un tournant majeur dans sa stratégie. Le mardi 12 mars 2024, sous les projecteurs du Phantom de l'Accor Arena à Paris, l'entreprise a dévoilé son nouveau plan stratégique, marqué par l'introduction d'un logo inédit et la réduction drastique de son portefeuille de marques.     <div><b>Une offre simplifiée et un premier logo</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/78883960-57209155.jpg?v=1710340515" alt="Decathlon : logo, suppression de marques, l’enseigne dévoile son nouveau plan stratégique" title="Decathlon : logo, suppression de marques, l’enseigne dévoile son nouveau plan stratégique" />
     </div>
     <div>
      <strong>Decathlon a pris la décision radicale de passer de près de 70 marques à seulement neuf, plus quatre expertes. </strong>Cette simplification permettra à des noms tels que Quechua, Tribord et Btwin de devenir les porte-étendards de l'enseigne dans leurs domaines respectifs. Barbara Martin Coppola, directrice générale de Decathlon, explique l'ambition derrière cette évolution : « <strong><em>Nous ne sommes pas seulement un détaillant. Nous racontons des histoires. Il est temps pour Decathlon d'accélérer son impact sur le monde.</em></strong> » La marque vise ainsi à proposer une offre plus premium à ses clients et à renforcer son attractivité, l'enseigne étant jusqu'à présent surtout reconnue pour son offre abordable. <br />   <br />  Pour ce faire, Decathlon change aussi d'identité visuelle en se dotant de son premier logo surnommé « <em>l'orbite </em>». Pas de gros changement en vue, si ce n'est l'ajout d'une montagne et d'une voile en toile de fond, cette dernière représentant l'ambition de l'enseigne d'atteindre de nouveaux sommets, et la circularité, l'image d'un modèle d'entreprise durable. <strong>Ce changement d'identité visuelle est une première pour l'enseigne qui ne disposait pas de logo depuis sa création en 1976.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réaffirmer sa position face à Intersport</b></div>
     <div>
      <strong>Avec un chiffre d'affaires en hausse de +12 % à 15,4 milliards d'euros en 2022, Decathlon affiche une croissance solide malgré un contexte économique mondial tendu. </strong>L'objectif est ambitieux : surpasser les 5 milliards d'euros de ventes en France (4,7 milliards d'euros en 2022), face à son principal concurrent : Intersport. <strong>En effet, l'enseigne suisse suit de près Decathlon. Cette dernière a acquis les 72 derniers magasins Go Sport et a enregistré un chiffre d'affaires de 13,7 milliards d'euros en 2022.</strong> <br />   <br />  Decathlon mise sur l'innovation et la durabilité pour maintenir sa position de leader. <strong>L'entreprise s'est engagée à réduire ses émissions de carbone de 42 % d'ici 2030 et vise la neutralité carbone d'ici à 2050.</strong> Une stratégie qui est soutenue par des investissements pour améliorer l'expérience de ses clients, comme en témoigne son application de shopping en 3D, déjà disponible aux États-Unis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>La prochaine Coupe du monde de rugby va créer 2023 emplois en France</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paul Malo</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le prochain grand rendez-vous de l’Ovalie, en France en 2023, met l’accent sur le recrutement d’apprentis afin de professionnaliser la gestion des clubs à travers la France.     <div><b>Faire acte de candidature sans attendre</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/47958453-37790567.jpg?v=1594205354" alt="La prochaine Coupe du monde de rugby va créer 2023 emplois en France" title="La prochaine Coupe du monde de rugby va créer 2023 emplois en France" />
     </div>
     <div>
      Dans un contexte économique rendu complexe par le confinement et l’épidémie de Covid-19, rares sont les bonnes nouvelles. Après le succès de la dernière édition au Japon, la prochaine Coupe du monde de rugby, prévue en 2023, devrait en constituer une. À la fois par l’exposition médiatique de la France et par le dispositif inédit de formation et d’embauche initié bien en amont. <br />   <br />  En effet, ce sont pas moins de 2023 apprentis qui vont, d’ici à la compétition, être recrutés et formés afin de professionnaliser l’administration des clubs de rugby, souvent encore gérés sur la base du bénévolat. Avec à la clé des embauches et des formations partout à travers la France. Dès septembre 2020, alors qu’une vague de jeunes va devoir affronter l’entrée la plus complexe qui soit sur le marché du travail, les premiers apprentis seront sélectionnés. Alors que les résultats d'examens viennent de tomber,<strong> les candidats peuvent déposer leur candidature sans attendre.</strong> <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2023 apprentis âgés de 18 à 30 ans</b></div>
     <div>
      Un site dédié (<a class="link" href="https://2023apprentis.info">https://2023apprentis.info</a>) a d’ailleurs été mis en ligne pour accompagner es recrutements et détailler la démarche des organisateurs de cette Coupe du monde. Ce programme proposera trois niveaux de formation : niveau bac, bac +3 et bac + 5. On compte en France près de 2.000&nbsp;clubs de rugby. <strong>Ces apprentis seront salariés du Comité d’Organisation France 2023,</strong> et mis à disposition des clubs, comités départementaux et ligues régionales dans le cadre de leur formation en alternance. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Dans le monde actuel, un événement de sport, aussi prestigieux soit-il, se doit d’inscrire son action dans l’intérêt général. C’est la volonté du Comité d’Organisation France 2023, qui veut laisser un héritage, une trace qui profite à la société en général, au sport et au rugby en particulier&nbsp;»,</em> explique l’organisation sur ce site. Ces 2023 apprentis devront être âgés de 18 à 30 ans, respecter la parité entre femmes et hommes, 10% des postes étant par ailleurs réservés à des personnes en situation de handicap. Un exemple de recrutement pérenne et de formation en amont qui pourrait bien donner des idées aux Jeux Olympiques parisiens de 2024. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/imagette/47958453-37790567.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/La-prochaine-Coupe-du-monde-de-rugby-va-creer-2023-emplois-en-France_a2032.html</link>
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   <title>Le Stade Français côté business: la victoire du président Thomas Savare</title>
   <pubDate>Tue, 20 Oct 2015 06:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Neo RM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au lendemain de la victoire du Stade Français face à Clermont, le président Thomas Savare n’a pas boudé son plaisir lorsque son équipe a soulevé le Bouclier de Brennus. La revanche est belle pour le club qui n’avait pas décroché de titre depuis 2007. Au club parisien de franchir une nouvelle étape dans sa longue histoire. Et à Thomas Savare de s’afficher comme un gestionnaire incontournable au sein de l’Ovalie. Récit.     <div><b>La relance made in Savare</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/8421495-13217159.jpg?v=1445519808" alt="Le Stade Français côté business: la victoire du président Thomas Savare" title="Le Stade Français côté business: la victoire du président Thomas Savare" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;<em>Savare le&nbsp;</em><a class="link" href="http://www.lemonde.fr/rugby/article/2015/06/11/le-sauveur-de-l-armee-rose_4652294_1616937.html"><em>sauveur</em></a>  &nbsp;» titraient en juin dernier les journaux. Déjà en 2011, les commentateurs du Top14 s’enthousiasmaient de l’arrivée de Thomas Savare à la tête du Stade Français. Sur le point d’être relégué, le club mythique était à l’époque dans une des plus sombres périodes de son histoire. Un destin impossible pour Thomas Savare, passionné par le ballon ovale et fidèle supporteur du club parisien, confiant volontiers avoir&nbsp; «&nbsp;<em>fait à peu près toutes les tribunes de Jean-Bouin</em>&nbsp;» depuis son enfance. L’homme reprend donc le club, non sans rendre hommage à Max Guazzini son prédécesseur, qu’il félicite d’avoir su habilement médiatiser le club parisien. <br />  &nbsp; <br />  C’est alors un long travail de reconstruction qu’amorce l’ancien champion de squash et businessman reconnu. Il n’hésite pas à imprimer son style, quitte à bousculer certaines habitudes, comme lorsque le Stade Français a reçu à Saint-Denis son éternel adversaire, le Racing-Métro. Mais le nouveau président croit en son équipe, qu’il compte bien mener vers les plus hautes marches du championnat français voire européen. «&nbsp;<em>Pour aller déposer le ballon derrière la ligne comme pour décrocher un contrat ou inventer un nouveau procédé de fabrication, il ne faut pas seulement des compétences, il faut aussi de l’envie</em>&nbsp;», confie <a class="link" href="http://www.entreprises-et-decideurs.fr/Thomas-Savare-d-Oberthur-Fiduciaire-au-Stade-Francais_a155.html">Thomas Savare</a>. Et les résultats sont là&nbsp;: le nouveau Stade Français a fait mouche en juin dernier. Si le club reprend alors sa place dans la rugbysphère, il montre également qu’il a su saisir le tournant de la professionnalisation.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un artisan de la professionnalisation </b></div>
     <div>
      En effet, en 1995 le rugby a quitté les bancs de l’amateurisme pour évoluer dans la cour professionnelle. &nbsp;Aujourd’hui, un joueur est un sportif mais également un salarié d’une entreprise (presque) comme les autres. Au président du club donc, de dégager des recettes, de soigner la communication et de développer des axes stratégiques pour poursuivre une nouvelle saison, comme une entreprise remplirait les carnets de commande. Aussi, la structure des clubs s’est modifiée et la Ligue nationale de rugby (LNR) s’efforce de donner un cadre à la professionnalisation. Ce pari du développement économique, Thomas Savare y croit. <br />  Aussi, l’entrepreneur affirme ses convictions en faveur d’un rugby sain et structuré. L’an passé, le président se félicitait d’ailleurs de l’adoption d’un code moral et de la réévaluation du barème de sanction destiné à endiguer les dérapages verbaux. «&nbsp;<a class="link" href="http://www.sports.fr/rugby/top-14/scans/stade-francais-savare-pas-la-peine-de-denigrer-notre-championnat-1098892/">Un bon sens&nbsp;</a>  » pour Thomas Savare qui est reconnu comme un «&nbsp;<a class="link" href="http://www.lemonde.fr/rugby/article/2015/06/11/le-sauveur-de-l-armee-rose_4652294_1616937.html">bon père de famille</a>  qui ne fait pas n’importe quoi avec l’argent&nbsp;» de l’aveu même de ses joueurs. «&nbsp;<em>Dans l’entreprise comme dans le sport, ce sont les excès qui nuisent et qui choquent à juste titre</em>&nbsp;», <a class="link" href="http://www.entreprises-et-decideurs.fr/Thomas-Savare-d-Oberthur-Fiduciaire-au-Stade-Francais_a155.html">rappelle</a>  le manager. Une démarche qui traduit bien «&nbsp;le style Savare&nbsp;» qui a fait déjà fait ses preuves&nbsp; dans&nbsp; le secteur de l’industrie. C’est sous la houlette de Thomas Savare, qu’Oberthur Fiduciaire, une entreprise spécialisée dans l’impression de billets de&nbsp; banque, a su amorcer un tournant stratégique pour se hisser sur le podium mondial. <br />   <br />  Aussi, depuis quatre ans, Thomas Savare impose son pragmatisme comme lorsqu’il plaide en faveur du salary cap, le plafonnement des salaires dans le Top 14. «&nbsp;<em>Je ne me serais pas investi dans le Stade Français, s'il n'y avait pas eu de salary-cap, et je m'en irais s'il n'y en avait plus</em>&nbsp;» affirme <a class="link" href="http://www.entreprises-et-decideurs.fr/Thomas-Savare-d-Oberthur-Fiduciaire-au-Stade-Francais_a155.html">Thomas Savare</a>. Car, selon le dirigeant de club, «&nbsp;<em>les masses salariales ont presque doublé en dix ans, alors que les recettes n’ont pas augmenté au même rythme. Le modèle économique du rugby français est extrêmement déséquilibré au niveau du Top 14</em> ». Ainsi, le salary cap permet de «&nbsp;<em>pérenniser les clubs</em>&nbsp;» et de déjouer les dérives de la professionnalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cap maintenu</b></div>
     <div>
      Et parmi les leviers financiers nécessaires à la rentabilité du club, le centralien de formation mise sur des outils modernes et adaptés aux ambitions du Stade Français. Ainsi le nouveau stade Jean Bouin symbolise une nouvelle étape dans la reconstruction de l’équipe qui compte bien renouer avec le faste d’antan. «&nbsp;<em>Le club attendait depuis une bonne dizaine d'années d'avoir un stade adapté aux exigences du rugby. Pour moi, c'était un élément fondamental. Sans Jean-Bouin, je n'aurais absolument pas repris le Stade français. Parce que ça n'a pas de sens, ce n'est pas possible d'envisager d'avoir un club en Top 14 sans un outil de travail moderne, surtout à Paris</em>&nbsp;» confie <a class="link" href="http://www.rugbyrama.fr/rugby/top-14/2013-2014/thomas-savare-sans-jean-bouin-je-n-aurais-pas-repris-le-stade-francais_sto3898395/story.shtml">Thomas Savare</a>. C’est grâce à cette stratégie pragmatique que le Stade Français a su remonter la pente. Et le président compte bien asseoir sa récente victoire et assurer la pérennité du club. <br />   <br />  Néanmoins, « <em>nous n’aurons atteint nos objectifs que quand, sportivement, nous jouerons régulièrement des phases finales, des demi-finales, voire des finales ; et quand, financièrement, on aura assuré un équilibre pérenne pour le club</em>  » ajoute avec prudence le président, fidèle à son style, loin des habituels coups d’éclat qui fusent sur les bancs du Top14. Et quand un journaliste s’aventure à demander au président combien de temps il compte rester à la tête du club, Thomas Savare rappelle qu’il s’est engagé pour <a class="link" href="http://www.lejdd.fr/Sport/Rugby/Thomas-Savare-Il-y-a-pas-mal-de-cinema-703486">vingt ans</a>. Loin des aléas du mercato qui chahutent le club, le Stade Français tient donc son meneur de jeu.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/Le-Stade-Francais-cote-business-la-victoire-du-president-Thomas-Savare_a805.html</link>
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   <title>Thomas Savare, d’Oberthur Fiduciaire au Stade Français</title>
   <pubDate>Fri, 04 Jan 2013 11:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Neo RM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le patron d'Oberthur Fiduciaire, également Président du Stade Français, se livre sur les valeurs qui l'animent au quotidien dans ce double engagement.     <div><b>E&D : Il est de plus en plus fréquent que les grands patrons ou les entreprises s'investissent dans le monde du sport. Comment expliquez-vous ce phénomène ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/5093826-7601648.jpg?v=1357298762" alt="Thomas Savare, d’Oberthur Fiduciaire au Stade Français" title="Thomas Savare, d’Oberthur Fiduciaire au Stade Français" />
     </div>
     <div>
      <strong>Thomas Savare</strong> : Je crois qu’il ne faut pas voir là qu’une mode passagère ou un phénomène anecdotique. A mon sens, l’intérêt croissant des chefs d’entreprise pour le sport s’explique par des raisons plus fondamentales qui tiennent à ce qu’ils vivent au quotidien dans l’exercice de leurs responsabilités professionnelles. Avec la mondialisation, l’univers économique s’est considérablement durci. Et lorsque la compétitivité devient une condition de la survie, il est naturel de s’intéresser aussi aux compétitions sportives qui offrent un intéressant contrepoint ! <br />  &nbsp; <br />  D’autant que, dans le même temps, le sport s’est, de son côté, professionnalisé. Si bien que les analogies entre les univers sportifs et économiques se sont fortement renforcées. Le sport offre une modélisation des défis que doivent relever les entreprises. Le rugby, que j’affectionne bien sûr tout particulièrement, mobilise des valeurs positives et des compétences également cruciales au travail : esprit d’équipe, sens stratégique, goût de la compétition, développement des performances collectives, libération des talents individuels…&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le sport est donc devenu pour vous une source d’inspiration qui nourrit votre pratique professionnelle ? </b></div>
     <div>
      Oui, et tout particulièrement dans le domaine du management. Mon engagement au service d’un club de rugby me rappelle une vérité qu’il ne faut jamais perdre de vue lorsque l’on dirige une entreprise&nbsp;: qu’ils soient en maillot et chaussures à crampons, en col blanc ou en bleu de travail, ce sont avant tout les hommes qui déterminent la performance des organisations. Le rugby me semble d’ailleurs singulièrement intéressant de ce point de vue parce que c’est un sport qui conjugue, plus que tout autre, l’engagement personnel et l’esprit d’équipe. Au rugby, il faut tout donner mais sans jamais oublier que l’on est rien sans ses quatorze coéquipiers. Pour gagner au rugby, il faut impérativement passer le ballon… Et bien sûr cela vaut aussi dans l’entreprise où, après avoir mis l’accent sur la performance individuelle et la compétition interne, on redécouvre les vertus de la coopération et de l’intelligence collective.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>D'accord pour les valeurs et les qualités. Mais le monde de l'entreprise et le sport de haut niveau ne connaissent-ils pas, a contrario, les mêmes dérives et les mêmes excès ?</b></div>
     <div>
      Je sais que la professionnalisation du rugby a ses détracteurs, que certains regrettent le temps où il s’agissait encore formellement d’un sport amateur et s’inquiètent des dérives que pourraient provoquer l’irruption de l’argent dans cet univers. Je comprends ces réticences… Mais cette évolution a aussi permis d’améliorer considérablement la qualité du jeu, la préparation des joueurs et la valorisation des talents. Ne nous leurrons pas&nbsp;: les clubs ont toujours cherché à progresser. Ils ont toujours visé l’excellence. Lorsque nous leur donnons les moyens de poursuivre cette quête, nous contribuons à&nbsp;une dynamique naturelle davantage qu’à une quelconque rupture.&nbsp; <br />   <br />  D’ailleurs, cet engagement permet parfois aussi de sauver des clubs qui ont une longue histoire et qui, de fait, appartiennent un peu aussi à leurs supporters. Pour autant, il faut, c’est vrai, se prémunir des excès. Dans l’entreprise comme dans le sport, ce sont les excès qui nuisent et qui choquent à juste titre. On le voit aujourd’hui&nbsp;: il y a dans certains milieux financiers et sportifs un décrochage entre la valeur et la performance réelle. Par chance, le rugby est encore préservé de ces dérives. Et je me battrai pour qu’il le reste. Je le répète: je ne me serais pas investi dans le Stade Français, s'il n'y avait pas eu de salary-cap, et je m'en irais s'il n'y en avait plus. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La relation que vous entretenez avec vos collaborateurs est-elle comparable à celle que vous entretenez avec vos joueurs ?</b></div>
     <div>
      Oui, d’une certaine façon puisque, dans les deux cas, il faut tenir compte de l'aspect culturel, avoir le sens de l'écoute, décortiquer le fonctionnement de l'humain, les ressorts de la motivation… Dans l’entreprise comme dans le sport, la diversité est à la fois un atout et un défi pour le management. L’enjeu crucial est de préserver la confiance mutuelle, la cohésion, le sentiment d’une aventure partagée et même un certain sens de l’épopée… Pour y parvenir, le rôle du leadership et du management est prépondérant. Fort heureusement au sein du Stade français comme au sein d’Oberthur Fiduciaire nous sommes grandement aidés par l’histoire et l’identité forte de ces structures. Au sein de l’un comme de l’autre, chacun a le sentiment d’être le dépositaire d’une tradition prestigieuse qu’il faut faire perdurer. C’est un atout immense que je m’attache à préserver. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos du sport comme de l’entreprise, vous mettez essentiellement l’accent sur l’aspect humain… N’est-ce pas surprenant de la part d’un ingénieur de formation ?</b></div>
     <div>
      Attention, je ne renie nullement ma formation d’ingénieur&nbsp;! Bien au contraire, je peux mesurer chaque jour combien elle me permet d’être à l’aise dans la complexité qui caractérise aujourd’hui l’univers économique comme le monde du sport. Il faut apprendre à gérer simultanément une quantité croissante de données et prêter attention à une multitude de facteurs avant de prendre des décisions. Tout change, tout évolue, rien n’est jamais acquis et, pour tous les décideurs, la routine est proscrite. Ma formation scientifique m’aide indéniablement à gérer cette situation, à modéliser les enjeux, à élaborer des stratégies. Car bien sûr, je ne perds pas de vue l’importance cruciale de la stratégie… Un club ou une entreprise qui fait de mauvais choix stratégiques ne parviendra jamais à ses fins. Or, au rugby comme dans la compétition économique, les combinaisons stratégiques sont innombrables&nbsp;!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Si vous deviez définir d’un mot le trait d'union entre le monde de l'entreprise et l'univers sportif ?</b></div>
     <div>
      La passion&nbsp;! Dans l’entreprise comme dans le sport, rien de grand ne peut s’accomplir sans passion. Philippe Sella, ancien capitaine du XV de France, estime que «&nbsp;<em>ce qui distingue un champion du monde, ce n'est pas tant le jeu ou la technique que l'engagement mental</em>&nbsp;». Rien n’est plus vrai&nbsp;! Je l’ai maintes fois vérifié&nbsp;: pour marquer un essai, pour aller déposer le ballon derrière la ligne comme pour décrocher un contrat ou inventer un nouveau procédé de fabrication, il ne faut pas seulement des compétences, il faut aussi de l’envie. Voilà pourquoi les bons managers sont, avant tout, ceux qui parviennent à entretenir chez leurs coéquipiers ou collaborateurs l’envie d’aller de l’avant, de créer et de gagner. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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