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  <title>Entreprises &amp; Décideurs</title>
  <description><![CDATA[Corporate business & management: information pour les dirigeants]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Sanofi cède Opella : Doliprane, symbole d’une politique industrielle en péril</title>
   <pubDate>Wed, 23 Oct 2024 14:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   La vente d’Opella, filiale de Sanofi responsable de la production du Doliprane, au fonds américain CD&R, suscite de vives inquiétudes dans les milieux industriels et politiques français. Emmanuel Macron s’est personnellement impliqué pour tenter de préserver la souveraineté pharmaceutique nationale, dans un contexte marqué par les pénuries de médicaments et les récentes délocalisations industrielles.     <div><b>Où en sont les tractations concernant la cession de Doliprane ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/83685970-59862055.jpg?v=1729677293" alt="Sanofi cède Opella : Doliprane, symbole d’une politique industrielle en péril" title="Sanofi cède Opella : Doliprane, symbole d’une politique industrielle en péril" />
     </div>
     <div>
      La cession de Doliprane par Sanofi à un fonds d’investissement américain n'est pas considérée comme une simple transaction financière mais comme un dossier hautement stratégique pour la souveraineté industrielle française. Depuis plusieurs mois, Paul Hudson, directeur général de Sanofi, a mené des négociations serrées avec le gouvernement français pour trouver un compromis, suite à l’annonce de la vente de<strong> plus de 50 % de sa filiale Opella à Clayton, Dubilier &amp; Rice (CD&amp;R).</strong> Cette filiale regroupe la commercialisation de médicaments sans ordonnance, dont le célèbre Doliprane. <br />   <br />  Face à la pression du gouvernement, Sanofi a accepté des concessions importantes. Sous l'impulsion d’Emmanuel Macron, l'État a obtenu des garanties pour <strong>assurer la continuité de la production sur les sites de Lisieux et Compiègne pendant au moins cinq ans.</strong> Ces engagements incluent des clauses pénales en cas de non-respect des accords. La banque publique d'investissement, Bpifrance, entrera également au capital d'Opella, avec une participation minoritaire destinée à surveiller la mise en œuvre des engagements . <br />   <br />  Paul Hudson a reconnu que Sanofi avait dû composer avec des attentes gouvernementales élevées. Il évoque des « <em>discussions difficiles</em> » avec les ministres Antoine Armand, ministre de l'Économie, et Marc Ferracci, ministre de l'Industrie. Il souligne toutefois que le gouvernement a réussi à obtenir l'essentiel de ce qu’il désirait.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un mauvais signal pour la politique industrielle de Macron</b></div>
     <div>
      Si le gouvernement a pu obtenir des garanties sur le court terme, la vente d’Opella constitue un signal inquiétant pour la politique industrielle française. Depuis plusieurs années, la France voit ses fleurons industriels passer sous pavillon étranger. L’affaire Doliprane n’est que le dernier exemple en date, venant s’ajouter à une longue liste de cessions qui fragilisent l’indépendance industrielle du pays. De plus, la pandémie de Covid-19 a mis en lumière les dangers d’une trop grande dépendance aux chaînes d’approvisionnement internationales, <strong>avec des pénuries criantes de médicaments essentiels comme le paracétamol en 2020</strong>. Les ruptures d’approvisionnement ont touché d’autres médicaments essentiels, notamment certains antibiotiques et vaccins, soulignant la vulnérabilité de l’industrie pharmaceutique nationale. L’incapacité à garantir une production nationale suffisante de médicaments clés a révélé les faiblesses structurelles de la politique industrielle actuelle. Malgré la volonté affichée du gouvernement de relocaliser des productions stratégiques, la vente d’Opella au fonds américain va dans le sens inverse. <br />   <br />  Les syndicats, notamment la CGT Sanofi, ont fait part de leur inquiétude face à une possible délocalisation des emplois. Les sites de Lisieux et Compiègne, malgré les promesses de maintien, sont perçus comme vulnérables à moyen terme. <strong>Les salariés de ces sites, ainsi que ceux de Sisteron, ont exprimé leur solidarité en lançant une grève illimitée pour protester contre cette décision qu’ils jugent dangereuse pour l’avenir de l’emploi en France.</strong> Pour la CGT, la politique industrielle actuelle, qui facilite les cessions à des groupes étrangers, compromet non seulement les emplois, mais aussi la souveraineté sanitaire du pays .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Le laboratoire Servier sanctionné par Bruxelles</title>
   <pubDate>Wed, 09 Jul 2014 14:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Juridique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après le scandale du Mediator, le laboratoire Servier est de nouveau sous les projecteurs de la justice, mais cette fois ce n’est pas pour une question médicale : la Commission Européenne l’aurait épinglé pour une tentative de mettre un frein à la sortie d’un médicament générique correspondant à un traitement dont il détient le brevet. Une technique qui permet de garantir les ventes très utilisées par les géants de la pharmacie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/6797485-10388816.jpg?v=1404909435" alt="Le laboratoire Servier sanctionné par Bruxelles" title="Le laboratoire Servier sanctionné par Bruxelles" />
     </div>
     <div>
      <div>  	<span style="line-height: 1.4;">Un médicament tombe dans le domaine générique 20 ans après sa première commercialisation, et ce dans le monde entier. Passé ce délai, n’importe quel laboratoire a le droit de produire la même molécule qui était avant protégée par un brevet ; c’est ce qu’on appelle les médicaments « génériques », moins chers et surtout remboursés par la sécurité sociale.</span> <br />  	&nbsp;</div>  <div>  	Ces génériques représentent toutefois une menace pour les laboratoires pharmaceutiques en termes de chiffre d’affaires. En effet, non seulement les génériques sont moins chers mais en plus les politiques publiques tendent à faire préférer les génériques aux médicaments dits « princeps » afin de réaliser des économies sur les dépenses de santé. Ainsi, en général, les ventes d’un médicament princeps chutent de près de 80% dans le mois qui suit la mise sur le marché du médicament générique. <br />  	&nbsp;</div>  <div>  	Ainsi, on peut aisément comprendre que certains laboratoires essayent de freiner la production et la commercialisation des génériques ; mais cette pratique est illégale et les autorités sont de plus en plus regardantes concernant ces faits. <br />  	&nbsp;</div>  <div>  	Le laboratoire Servier n’est pas le seul à avoir utilisé des techniques pour retarder la mise sur le marché d’un générique, en l’occurrence la version générique de son traitement contre l’hypertension appelé Coversyl. Toutefois, l’amende à laquelle il a été condamné est exemplaire : 331 millions d’euros. <br />  	&nbsp;</div>  <div>  	La Commission européenne reproche au laboratoire français non seulement des accords avec des laboratoires produisant des génériques afin que ceux-ci retardent la sortie de leur version du Coversyl mais également l’achat de divers brevets. Un achat dont le but était justement d’empêcher certains de ses concurrents de produire leur version du Coversyl.</div>  <div>  	&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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