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  <title>Entreprises &amp; Décideurs</title>
  <description><![CDATA[Corporate business & management: information pour les dirigeants]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-11T16:03:21+02:00</dc:date>
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   <title>Factures impayées : la pérennité financière d'une entreprise sur deux a déjà été menacée</title>
   <pubDate>Mon, 20 Apr 2026 05:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Plus de la moitié (53%) des chefs d'entreprise ont vu la survie de leur société menacée par des factures impayées, apprend-on du premier baromètre « Les dirigeants face aux impayés » réalisé par Ipsos pour le compte de la société Payt, spécialiste de gestion des créances clients.     <div><b>Factures impayées : quand le retard de paiement devient un péril existentiel pour les entreprises</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/96149162-67082122.jpg?v=1776656980" alt="Factures impayées : la pérennité financière d'une entreprise sur deux a déjà été menacée" title="Factures impayées : la pérennité financière d'une entreprise sur deux a déjà été menacée" />
     </div>
     <div>
      Le paiement des factures transcende largement le cadre administratif pour les entreprises françaises. Le premier baromètre Payt × Ipsos dévoile une réalité économique alarmante : 53% des dirigeants français ont déjà vu la pérennité financière de leur structure vaciller sous le poids des impayés. Ce pourcentage révèle une vulnérabilité systémique qui dépasse l'horizon comptable pour atteindre les fondements mêmes de la survie entrepreneuriale. <br />   <br />  Cette enquête menée auprès de 400 dirigeants d'entreprises françaises brosse un portrait saisissant de l'interdépendance économique contemporaine. <strong>« <em>La pérennité financière d'une entreprise sur deux a déjà été menacée par des impayés. Près d'une entreprise sur deux a dû retarder ses propres fournisseurs à cause d'un client défaillant</em> », résume Martin Habfast, Directeur Général de Payt France.</strong> Ces chiffres témoignent d'une fragilité endémique qui irrigue l'ensemble du tissu économique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les retards de paiement ont un effet domino sur l'écosystème économique</b></div>
     <div>
      Les retards de paiement propagent leurs effets bien au-delà du bilan initial. L'étude révèle que 49% des structures ont déjà différé le paiement de leurs fournisseurs ou salaires en raison d'un client défaillant. Ce mécanisme de propagation, familier des directeurs administratifs et financiers, trouve désormais sa première quantification à l'échelle nationale. <br />   <br />  <strong>Plus préoccupant encore, 7% des entreprises subissent cette situation de manière récurrente, plusieurs fois par an.</strong> Cette réalité illustre parfaitement l'interdépendance économique contemporaine : un simple retard de règlement peut déclencher une cascade de défaillances aux répercussions imprévisibles. L'économie moderne fonctionne désormais selon un équilibre précaire où chaque maillon faible menace l'ensemble de la chaîne. <br />   <br />  L'impact humain se révèle tout aussi déstabilisant. <strong>Parmi les dirigeants interrogés, 34% éprouvent un malaise ou un stress lors des relances clients, tandis que 41% admettent avoir omis de relancer certaines factures, ne s'en apercevant parfois qu'après plusieurs mois.</strong> Cette dimension psychologique du recouvrement, longtemps ignorée, altère pourtant l'efficacité opérationnelle des équipes et leur capacité de concentration sur les activités créatrices de valeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des faillites clients qui frappent sans prévenir</b></div>
     <div>
      Le risque de contrepartie constitue la manifestation la plus brutale des factures impayées.<strong> L'enquête révèle que 30% des dirigeants ont été pris de court par la faillite ou le redressement judiciaire d'un client au cours des trois dernières années, dont 10% à plusieurs reprises.</strong> Cette défaillance survient généralement sans signaux précurseurs : seuls 22% des répondants ont bénéficié d'alertes permettant d'anticiper la situation. <br />   <br />  Cette carence dans la surveillance du risque client constitue un angle mort stratégique majeur. Dans un environnement économique où la faillite d'une entreprise peut instantanément compromettre ses partenaires commerciaux, l'absence d'outils de veille équivaut à un pari dangereux sur la stabilité des relations d'affaires. Les entreprises naviguent souvent à vue, sans radar pour détecter les icebergs financiers qui les entourent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un coût invisible qui grève la productivité</b></div>
     <div>
      Au-delà de l'impact financier direct, les impayés engendrent un coût opérationnel considérable. <strong>L'étude révèle que 47% des directions consacrent plus de deux heures mensuelles à gérer les retards de paiement, soit plus de trois journées de travail annuelles.</strong> Pour 6% des répondants, ce temps excède même dix heures mensuelles, équivalant à une journée entière perdue chaque semaine. <br />   <br />  Cette mobilisation excessive du temps de direction s'avère particulièrement coûteuse dans les PME et ETI, où les dirigeants cumulent les fonctions de pilotage stratégique, de développement commercial et de gestion opérationnelle. Chaque heure consacrée aux relances ampute d'autant le temps dédié à l'innovation, à la stratégie ou à la conquête de nouveaux marchés. <br />   <br />  <strong>Plus troublant encore, 42% des entreprises renoncent à recouvrer certaines créances lorsque le coût en temps de traitement excède le montant dû.</strong> Ces arbitrages économiquement irrationnels témoignent d'une gestion artisanale qui génère des pertes silencieuses mais tangibles, érodant progressivement la rentabilité sans que cette hémorragie n'apparaisse clairement dans les comptes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des outils de gestion encore archaïques</b></div>
     <div>
      Paradoxalement, alors que les entreprises ont massivement digitalisé la plupart de leurs fonctions, le recouvrement demeure le parent pauvre de cette transformation. <strong>L'enquête révèle que 71% des structures fonctionnent encore sans logiciel dédié au recouvrement clients.</strong> Les canaux de relance reflètent cette réalité préindustrielle : l'email manuel (54%) et le téléphone (52%) dominent largement, face à seulement 26% de relances automatisées. <br />   <br />  Cette situation contraste singulièrement avec l'équipement généralisé en outils CRM ou ERP, devenus standards dans la plupart des structures. Même parmi les ETI, une entreprise sur deux n'a pas encore franchi le pas de la digitalisation du recouvrement, preuve que cette fonction reste considérée comme accessoire. Cette négligence technologique prive les entreprises d'un levier d'efficacité pourtant crucial pour leur santé financière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une transformation accélérée du secteur</b></div>
     <div>
      L'année 2026 marque un tournant décisif avec l'entrée en vigueur de l'obligation de facturation électronique dès septembre. <strong>Pourtant, 29% des entreprises se déclarent non prêtes pour cette échéance légale, révélant un décalage préoccupant entre les exigences réglementaires et la réalité opérationnelle.</strong> Cette impréparation souligne la résistance persistante au changement dans un domaine pourtant vital. <br />   <br />  Parallèlement, l'intelligence artificielle émerge comme un levier de transformation prometteur : 49% des dirigeants estiment qu'elle améliorera profondément ou significativement l'efficacité du recouvrement dans les cinq prochaines années. Cette convergence technologique et réglementaire ouvre une fenêtre d'opportunité inédite pour moderniser l'ensemble des processus de gestion des créances et sortir de l'ère artisanale. <br />   <br />  L'enquête met également en lumière une dégradation préoccupante : <strong>45% des dirigeants estiment que recouvrer leurs créances est devenu plus ardu qu'il y a cinq ans.</strong> Cette perception s'inscrit dans un contexte macroéconomique dégradé, marqué par des records historiques de défaillances d'entreprises en 2024-2025, créant un environnement d'affaires plus hostile et imprévisible. <br />   <br />  Face à cette réalité, la gestion des factures et des créances ne peut plus être reléguée au rang de simple fonction support. Elle devient un enjeu stratégique de premier plan, conditionnant directement la pérennité des entreprises dans un environnement économique de plus en plus volatil. L'heure n'est plus à l'artisanat, mais à l'industrialisation de ces processus vitaux pour la survie des structures économiques françaises. <br />   <br />  Cette étude confirme ainsi ce que l'analyse contemporaine des crises économiques nous enseigne : dans un monde interconnecté où les équilibres financiers sont de plus en plus précaires, chaque défaillance locale peut avoir des répercussions systémiques. La gestion rigoureuse des créances transcende désormais le cadre de l'entreprise individuelle pour s'inscrire dans une logique de responsabilité économique collective, où la stabilité de chacun conditionne la prospérité de tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Facturation électronique : le report est acté</title>
   <pubDate>Wed, 02 Aug 2023 14:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Juridique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La transition vers la facturation électronique, attendue en 2024, est reportée. Derrière cette décision se cachent des enjeux majeurs pour l'économie française.     <div><b>Report de la facturation électronique : une décision réfléchie</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/74386881-51746018.jpg?v=1690981116" alt="Facturation électronique : le report est acté" title="Facturation électronique : le report est acté" />
     </div>
     <div>
      La généralisation de la facturation électronique, initialement prévue pour juillet 2024, est mise en suspens. Bercy, soucieux d'une mise en œuvre optimale, repousse cette échéance.<strong> La nouvelle date sera arrêtée dans la prochaine loi de finances 2024 qui sera débattue à l’automne 2023.</strong> <br />   <br />  Ce report découle de consultations approfondies avec les acteurs professionnels. Les plateformes de dématérialisation, centrales dans ce dispositif, poursuivent leurs préparatifs. <br />   <br />  <strong>Au-delà de la dématérialisation, cette réforme ambitionne de simplifier les déclarations de TVA et de combattre la fraude fiscale.</strong> Elle devrait accélérer les paiements entre entreprises et optimiser la collecte. Un enjeu majeur pour l’État&nbsp;: l’Insee estime que la seule fraude à la TVA représente une perte de 20 milliards d’euros par an.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les entreprises face à un défi</b></div>
     <div>
      Les entreprises voient dans la facturation électronique des avantages financiers conséquents, <strong>avec un gain estimé à 4,5 milliards d'euros annuels pour les PME. </strong>Néanmoins, elles doivent s'adapter, notamment en choisissant une plateforme de dématérialisation adaptée. <br />   <br />  Toutefois, la transition vers l'électronique n'est pas sans obstacles. <strong>Une majorité d'entreprises, en particulier les TPE, méconnaissent encore les implications de cette réforme.</strong> Bercy, ayant à l'esprit d'autres initiatives aux débuts houleux, opte pour ce report afin d'assurer une transition fluide et efficace pour toutes les entreprises. <br />   <br />  Mais bien que reportée, la transition vers une dématérialisation des factures n’est pas abandonnée. Les entreprises ont donc tout intérêt à poursuivre leur travail d’adaptation. <strong>Et ce n’est pas seulement une question de réglementation : les factures représentent près de 50% des documents d’une entreprise</strong>. La dématérialisation est donc également bonne pour la planète puisqu’elle réduit la quantité de papier utilisé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Ecotaxe : la Cour des Comptes fustige l’abandon du projet</title>
   <pubDate>Wed, 08 Feb 2017 15:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors qu’on commençait doucement à oublier le dossier Ecotaxe, un des plus gros échecs politiques du quinquennat de François Hollande, la Cour des Comptes, dans son rapport annuel, en remet une couche. Mardi 7 février 2017, elle a fustigé le dossier le coût, pour l’État, de l’abandon du projet de taxation pour les poids lourds, censé financer la transition énergétique de l’Hexagone.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/11139080-18492230.jpg?v=1486564449" alt="Ecotaxe : la Cour des Comptes fustige l’abandon du projet" title="Ecotaxe : la Cour des Comptes fustige l’abandon du projet" />
     </div>
     <div>
      Les mots de la Cour des Comptes sont durs et ne laissent guère la place à l’interprétation&nbsp;: l’Ecotaxe a été «&nbsp;un échec de politique publique dont les conséquences seront probablement très durables&nbsp;»&nbsp;. Pour rappel, l’Ecotaxe était un projet de portiques qui auraient dû permettre la taxation des poids lourds en fonction de leur niveau de pollution. L’État avait donné le projet en gestion à l’entreprise Ecomouv’ mais avait finalement tout abandonné fin 2014 à la suite de la pression des routiers et des entreprises. <br />   <br />  C’est cet abandon que la Cour des Comptes estime être le plus gros échec. Il est «&nbsp;coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement&nbsp;» peut-on lire dans le rapport qui continue comme suit&nbsp;: «&nbsp;l'abandon de l'écotaxe poids lourds constitue un gâchis&nbsp;». <br />   <br />  L’État se retrouve en effet avec une ardoise non négligeable. L’abandon du projet s’est fait «&nbsp;sans base contractuelle&nbsp;», constatent les sages de la rue Cambon. L’État s’est ainsi privé de «&nbsp;toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d'Ecomouv' dans le retard ou les défauts du dispositif&nbsp;». <br />   <br />  L’État va donc devoir payer la somme due à Ecomouv, soit 957,58 millions d’euros en tout. L’échec du projet a également conduit au licenciement de 210 personnes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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