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  <title>Entreprises &amp; Décideurs</title>
  <description><![CDATA[Corporate business & management: information pour les dirigeants]]></description>
  <link>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-07T04:12:36+01:00</dc:date>
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   <title>En 2026, les chefs d'entreprise entre résilience, doutes et quête d’équilibre</title>
   <pubDate>Thu, 26 Feb 2026 17:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre incertitudes économiques persistantes, quête d’équilibre personnel et arbitrages stratégiques, les entrepreneurs français abordent l’année 2026 avec un mélange de lucidité, de tension et de résilience. Deux études publiées en février 2026 dressent le portrait d’une population de chefs d’entreprise volontaire mais fragilisée, qui continue d’investir tout en s’interrogeant, parfois, sur un possible retour au salariat.     <div><b>Un moral fragilisé par la conjoncture économique et financière</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/94961310-66547456.jpg?v=1772177425" alt="En 2026, les chefs d'entreprise entre résilience, doutes et quête d’équilibre" title="En 2026, les chefs d'entreprise entre résilience, doutes et quête d’équilibre" />
     </div>
     <div>
      En ce début de 2026, l’état d’esprit des entrepreneurs apparaît traversé par des contradictions fortes. D’un côté, la création d’entreprise reste un choix assumé, revendiqué, souvent porteur de sens. De l’autre, le contexte économique, les contraintes administratives et les perspectives macroéconomiques pèsent lourdement sur le moral des dirigeants. Deux études récentes, l’une publiée par Legalstart, l’autre relayée par Planet Fintech, permettent de mesurer précisément ces tensions et d’éclairer la réalité quotidienne des chefs d’entreprise. <br />   <br />  Chez les entrepreneurs, la perception de la situation financière s’est nettement dégradée en l’espace d’un an. Selon l’étude « La météo des entrepreneurs » publiée par Legalstart en février 2026, <strong>seuls 20% des dirigeants interrogés jugent aujourd’hui leur situation financière solide</strong>. À l’inverse, une majorité évoque une situation fragile ou dégradée par rapport à 2024. Ce constat, d’abord, reflète l’impact durable de l’inflation, du ralentissement de la consommation et de la hausse des coûts fixes sur les petites et moyennes entreprises. <br />   <br />  Pourtant, malgré cette fragilité perçue, les entrepreneurs ne renoncent pas à se projeter. Toujours d'après cette étude, environ un dirigeant sur deux a réalisé au moins un investissement au cours de l’année 2025. Ce chiffre, ensuite, témoigne d’une volonté de ne pas subir passivement le contexte. Les investissements se concentrent prioritairement sur des leviers jugés stratégiques. <strong>Ainsi, 22% des entrepreneurs ayant investi l’ont fait dans l’intelligence artificielle, 21% dans le développement de leur présence digitale, tandis que 14% ont privilégié le recrutement et autant les locaux ou l’équipement.</strong> <br />   <br />  Cependant, cette dynamique d’investissement s’accompagne d’une inquiétude persistante sur l’avenir. Toujours d'après cette étude Legalstart, huit entrepreneurs sur dix anticipent une dégradation de la situation économique française en 2026. Même si les dirigeants disposant d’une trésorerie solide se montrent plus confiants, le sentiment dominant reste celui d’une vigilance accrue. Ainsi, entre prudence financière et nécessité de se transformer, l’état d’esprit entrepreneurial oscille entre adaptation et tension continue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entrepreneurs et salariat : un retour envisagé malgré un choix assumé</b></div>
     <div>
      Si l’entrepreneuriat demeure un choix volontaire, il n’en reste pas moins éprouvant. Selon une enquête menée par l’institut Appinio pour Qonto, 96% des entrepreneurs français déclarent avoir choisi ce statut de manière délibérée. Autrement dit, la création d’entreprise n’est que marginalement subie. Seuls 23% évoquent une contrainte initiale, comme une perte d’emploi ou une expérience négative du salariat. <br />   <br />  Pour autant, cette adhésion initiale n’exclut pas les doutes. Environ un entrepreneur sur quatre envisage aujourd’hui un retour au salariat à moyen terme. Ce chiffre, proche de 24,5%, révèle une fatigue réelle, alimentée par la charge mentale, la pression financière et l’empilement des obligations administratives. <strong>L’idée d’un retour au salariat n’est pas nécessairement vécue comme un échec, mais plutôt comme une option de repli, parfois temporaire, dans un parcours professionnel de plus en plus hybride.</strong> <br />   <br />  Interrogés sur les motivations qui les ont conduits à se lancer, 36% des dirigeants citent la recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. S'y ajoutent 32,5% qui mettent en avant la liberté créative comme moteur principal. Ces aspirations, toutefois, se heurtent souvent à la réalité opérationnelle. La quête d’équilibre se transforme parfois en surcharge de travail, tandis que la liberté créative se confronte aux contraintes économiques et réglementaires. <br />   <br />  Ainsi, chez de nombreux entrepreneurs, l’état d’esprit est marqué par une forme de lucidité nouvelle. Le salariat n’est plus rejeté par principe. Il devient, dans certains cas, une alternative rationnelle face à l’incertitude, même si l’envie d’autonomie reste profondément ancrée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les entrepreneurs face aux défis quotidiens : équilibre personnel, investissements et facturation électronique</b></div>
     <div>
      Au quotidien, les entrepreneurs identifient très clairement les obstacles qui pèsent sur leur moral. Selon l’enquête Appinio pour Qonto, l’acquisition de nouveaux clients constitue le premier défi cité, par 16% des répondants. Vient ensuite la gestion de la trésorerie, mentionnée par 15%, puis la complexité administrative, évoquée par 12% des dirigeants. Ces difficultés, cumulées, nourrissent un sentiment de pression constante, en particulier chez les petites structures. <br />   <br />  Dans ce contexte, la question de l’équilibre personnel revient avec insistance dans le discours des entrepreneurs. <strong>Beaucoup reconnaissent que l’intensité du travail entrepreneurial dépasse leurs anticipations initiales.</strong> Pourtant, cet équilibre reste un objectif central, souvent réaffirmé, même lorsque la réalité impose des compromis. Cette tension explique en partie pourquoi certains dirigeants réévaluent régulièrement leur trajectoire professionnelle. <br />   <br />  Par ailleurs, les transformations réglementaires à venir participent à cet état d’esprit contrasté. La généralisation progressive de la facturation électronique, attendue par de nombreux entrepreneurs, suscite à la fois des espoirs de simplification et des inquiétudes opérationnelles. <strong>D’un côté, cette évolution est perçue comme un levier potentiel de modernisation et de meilleure gestion. De l’autre, elle implique des investissements supplémentaires, du temps d’adaptation et une montée en compétences parfois difficile pour les plus petites entreprises.</strong> <br />   <br />  Enfin, malgré les tensions, une constante demeure : la capacité d’adaptation des entrepreneurs. Les investissements dans le numérique, l’intelligence artificielle ou l’organisation interne traduisent une volonté claire de rester compétitifs. Même fragilisés, même inquiets, les dirigeants continuent d’agir. Cet état d’esprit, à la fois combatif et prudent, dessine le visage d’un entrepreneuriat français conscient de ses fragilités, mais résolu à ne pas renoncer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>41	% des patrons de PME se disent confiants dans l'économie mondiale</title>
   <pubDate>Tue, 24 Apr 2018 21:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La confiance des patrons de PME françaises a fait un bond : à fin 2017, 41 % déclarent avoir confiance en l'économie mondiale, contre seulement 3 % un an plus tôt, apprend-t-on du Baromètre American Express de l'optimisme des patrons de PME.     <div><b>Le rebond de confiance a été particulièrement rapide en France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/21766773-24692458.jpg?v=1524598144" alt="41	% des patrons de PME se disent confiants dans l'économie mondiale" title="41	% des patrons de PME se disent confiants dans l'économie mondiale" />
     </div>
     <div>
      Pour les dirigeants français de PME, l’année 2018 s’annonce bien ! 41 % d’entre eux disent avoir confiance dans l’économie mondiale, un taux légèrement en-dessous de la moyenne mondiale (47 %). En revanche, le regain d’optimisme a été plus spectaculaire en France : en l’espace d’un an il est passé de 3 à 41 %, tandis que le bond a été plus limité en moyenne mondiale (passant de 23 % à 47 % sur un an). <br />   <br />  Les dirigeants de PME françaises confient par ailleurs anticiper une augmentation de leurs revenus de 6 % en moyenne dans les trois prochaines années. À titre de comparaison, fin 2016 ils s’attendaient à une progression de 4 %. À fin 2017, 88 % des dirigeants français affirment qu’ils contribuent à la bonne santé économique de leur pays, un taux légèrement plus élevé par rapport à la moyenne mondiale (80 %).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Climat d’affaires : les appréhensions reculent</b></div>
     <div>
      Si le ressenti des patrons des PME concernant la santé de leur entreprise et de l’économie au sens large s’améliore, tout n’est pas rose pour autant. 45 % des patrons de PME se disent préoccupés par l’incertitude économique en France (ils étaient 61 % à l’affirmer fin 2016). Les changements politiques et réglementaires en France inquiètent 23 % des dirigeants… un taux largement inférieur à celui constaté fin 2016 (50 %). <br />   <br />  De manière générale, les dirigeants de PME en France ont beaucoup plus confiance dans leur capacité à surmonter les défis : 78 % pensent pouvoir mobiliser leurs ressources en cas de difficulté, et 85 % sont convaincus que leurs stratégies actuelles seront payantes en 2018.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Salaire moyen : une progression de 0,9 % en 2017</title>
   <pubDate>Wed, 06 Dec 2017 05:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après un ralentissement général des augmentations des salaires en 2016 (+0,7%), 2017 signe une hausse plus prononcée, les salaires moyens des intérimaires non-cadres étant en hausse de 0,9 %, soit une évolution identique à celle du Smic. En 2017, un non-cadre gagne 1 579 euros en moyenne, contre 1 565 euros en 2016, apprend-t-on d’une étude de Randstad.     <div><b>Tertiaire : un salaire supérieur de 7,5 % à la moyenne</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/18699875-22777244.jpg?v=1512535752" alt="Salaire moyen : une progression de 0,9 % en 2017" title="Salaire moyen : une progression de 0,9 % en 2017" />
     </div>
     <div>
      Au niveau du salaire, les Français les mieux lotis sont les habitants de l'Ile-de-France (1 592 euros), ainsi que ceux des régions Occitanie (1 592 euros) et PACA (1 591 euros). Viennent ensuite les habitants de l'Auvergne-Rhône-Alpes (1 587 euros) et ceux du Grand-Est (1 580 euros). Sans surprise, les salaires les moins élevés ont été enregistrés dans les Hauts-de-France (1 558 euros). <br />   <br />  Parmi les différents secteurs, les travailleurs les mieux payés sont les non-cadres du tertiaire : avec un revenu mensuel de 1 707 euros bruts, ils gagnent en moyenne 116 euros de plus par mois (+7,5 %) que l’ensemble de la population non-cadre (1 579 euros). Leur salaire progresse de 1,3 % sur un an. Dans ce secteur, les professionnels les mieux payés sont les commerciaux (2 391 euros), les comptables généraux (2 356 euros), les assistants bilingues et trilingues (2 070 euros), les gestionnaires d'assurances (1 789 euros) et les commerciaux sédentaires (1 778 euros). Les sous-secteurs qui paient le plus sont la recherche-développement scientifique (salaire moyen de 1 965 euros) et l’industrie pharmaceutique (1 871 euros).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Électricité, mécanique et métallurgie : des secteurs choyés</b></div>
     <div>
      Les intérimaires du secteur « Électricité, mécanique et métallurgie » sont également payés nettement au-dessus de la moyenne, puisque leurs salaires dépassent de 7 % les salaires moyens en France et affichent une progression de 1,9 % sur un an. Les métiers qui rapportent le plus sont technicien de maintenance (1 877 euros), tuyauteur (1 856 euros), électronicien (1 788 euros) et électricien industriel (1 765 euros). <br />   <br />  Dans le transport et la logistique, le tableau est tout autre : ces professionnels touchent 1,8 % de moins que le salaire moyen. Un cariste gagne 1 607 euros en moyenne, un agent d'exploitation 1 593 euros, un conducteur poids lourds 1 563 euros et un préparateur de commandes 1 549 euros. Parmi les différents sous-secteurs, c'est dans l'environnement que l'on gagne le plus (1 598 euros), suivi de l'agroalimentaire (1 579 euros), du transport et de l'entreposage (1 540 euros) et du commerce (1 533 euros). <br />   <br />  Dans le BTP, même si les salaires affichent une progression de 0,7 %, on gagne toujours 4,5 % au-dessous du salaire moyen. Dans ce secteur, les professionnels les mieux payés sont les conducteurs de travaux BTP (salaire moyen de 2 339 euros), les chefs de chantier (2 219 euros) et les chefs d’équipe BTP (2 080 euros). <br />   <br />  <em>Les données reflètent l’évolution des salaires entre le 1er semestre 2016 et le 1er semestre 2017 et sont issues de 1,2 million de fiches de paie d’intérimaires, payés au même niveau que les collaborateurs permanents. 32 000 entreprises françaises et 127 métiers différents sont représentés.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Vers une destruction d'emploi tendancielle dans le commerce ?</title>
   <pubDate>Fri, 17 May 2013 17:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Neo RM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les nouveaux modes de consommation ne font pas forcément la part belle à l’emploi, pourtant principale préoccupation actuelle des Français. Mais cette tendance, pour irréversible qu’elle puisse paraître, peut-elle être atténuée par un rapport différent à celui que nous entretenons aujourd’hui avec le commerce de proximité ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/5521749-8236878.jpg?v=1368806103" alt="Vers une destruction d'emploi tendancielle dans le commerce ?" title="Vers une destruction d'emploi tendancielle dans le commerce ?" />
     </div>
     <div>
      Ce n’est pas aussi spectaculaire qu’une usine d’Aulnay-sous-Bois paralysée, ou qu’un symbole lorrain de la métallurgie en voie d’extinction. Car les effectifs ne sont pas les mêmes, et parce que la charge symbolique est différente. Non, il n’est pas ici question de désindustrialisation massive, mais plutôt de menaces insidieuses qui pèsent sur un secteur familier, partie intégrante du quotidien des Français&nbsp;: il s’agit du commerce et, en particulier, de celui de proximité. <br />  &nbsp; <br />  Les symboles industriels, quotidiennement évoqués par les médias, ne sont pas les plus représentatifs de cet autre secteur en crise qu’est le petit commerce. Mais le silence sur cette question devient assourdissant. Car ce type de commerce subit de plein de fouet les nouveaux modes de consommation, qu’il s’agisse des conséquences naturelles du progrès technologique, des évolutions démographiques, ou simplement de la chasse aux coûts dans la distribution. <br />  &nbsp; <br />  Les commerces de proximité font face à une concurrence insidieuse. Il s’agit de la dématérialisation de l’acte d’achat&nbsp;: le e-commerce fait de plus en plus d’adeptes en France, avec une croissance de 20% sur le premier semestre 2012. Son chiffre d’affaire global, de 45 milliards d’euros en 2011, connaît une croissance moyenne de 44% par an. <br />  &nbsp; <br />  Même les enseignes de la grande distribution commencent à s’y intéresser via le développement des «&nbsp;<em>Drive</em>&nbsp;». Or, e-commerce et Drive sont des modes de distribution bien moins consommateurs de main d’œuvre que le commerce «&nbsp;en dur&nbsp;». Il y a là matière à distorsion de concurrence, car un site d’achat en ligne est disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept (avec des sites qui, pour la plupart, ne sont ni français, ni basés en France). Une véritable épée de Damoclès pèse sur le commerce de proximité&nbsp;: sur internet, on commande désormais ses denrées alimentaires, on y commande son vin, ses stocks de piles, ou des lots de gels douche. Le commerce de proximité ne peut pas être compétitif sur ce créneau, d’autant plus que les nouveaux rythmes de vie ne coïncident plus vraiment à leurs plages d’ouverture autorisées. <br />  &nbsp; <br />  Menace sur l’emploi&nbsp;? Oui car le commerce de proximité est un secteur &nbsp;pourvoyeur de main d’œuvre. Selon une étude de l’UPA,&nbsp;56% des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité ont eu recours aux heures supplémentaires au premier semestre 2012. Dans le même temps, pour 71% des Français, la première incitation à l’achat est la proximité du point de vente, où ils peuvent obtenir les conseils, les services, les informations qu’ils sont en droit d’obtenir et qu’internet ne fournit pas toujours de façon satisfaisante. &nbsp;Mais pour que le commerce de proximité pérennise son modèle économique, et survive face à la concurrence d’internet, il devient urgent d’adapter notre&nbsp; &nbsp;législation. <br />  &nbsp; <br />  Ce sont les commerces directement liés à l’activité touristique qui ont peut-être tiré la sonnette d’alarme les premiers&nbsp;: même si la France reste aujourd’hui la première destination touristique du monde, elle n’est que la troisième en termes de recettes, avec 39 milliards d’euros par an, loin derrière les 83 milliards des Etats-Unis et les 43 milliards de l’Espagne. Dans ce débat, ce n’est pas de l’absence d’un équivalent de Las Vegas dont il est question, mais simplement de la rigidité des plages d’ouverture des magasins, à commencer par leur fermeture dominicale. Malgré l’instauration des Périmètres d’Usage de Consommation Exceptionnelle (PUCE) et des zones d’intérêts touristiques par la loi Maillé de 2009, le manque à gagner se chiffre en millions d’euros pour les enseignes commerciales au détriment de l’emploi. <br />  &nbsp; <br />  Les opposants à l’ouverture des commerces le dimanche invoquent l’irrationalité économique de son extension, arguant que le portefeuille des ménages n’est pas extensible&nbsp;: ce qui n’est pas consommé le week-end l’est de toute façon en semaine. C’est tout simplement faux. Des enseignes relevant du commerce de proximité ont fait l’expérience de l’ouverture le dimanche, et le constat est sans appel&nbsp;: fermer le dimanche entraine une perte de &nbsp;20 à 25% de chiffre d’affaire, perte qui n’est pas compensée le reste de la semaine. Or 25% du chiffre d’affaires, représente en moyenne un emploi équivalent temps plein pour dix salariés. <br />  &nbsp; <br />  Dans le secteur très touristique du Boulevard Haussmann à Paris, où figurent quelques grandes enseignes commerciales célèbres dans le monde entier, <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0202466604409-les-nouveaux-enjeux-de-l-ouverture-des-magasins-le-dimanche-536490.php">on évalue</a>  à 1000 le nombre de créations d’emploi potentiel en cas d’autorisation d’ouverture le dimanche (20 000 au niveau national&nbsp;!). En dehors de cet exemple géographiquement limité, &nbsp;c’est dans le commerce de proximité qu’il faut percevoir les véritables gisements d’emploi. Pourquoi&nbsp;? Parce que le dimanche est en un jour particulier, lié pour une partie des consommateurs à la notion d’achat «&nbsp;plaisir&nbsp;». On constate ainsi que le panier moyen peut atteindre ce jour une valeur de 50% supérieure à sa valeur de la semaine&nbsp;: 18 euros en moyenne le dimanche contre 12 euros en semaine. &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Par ailleurs, au-delà de ces problématiques économiques, l’ouverture des commerces le dimanche redynamiserait une certaine forme de lien social et de vie de quartier. Sur ce point aussi il y a une attente forte des citoyens. 4 Franciliens sur 5 sont favorables à l’ouverture des petits commerces le dimanche car ils privilégient les transports courts plutôt que les longs trajets, des courses à la demande plutôt que le stockage de denrées périssables facteur de gaspillage, les courses en famille sans stress plutôt que la corvée de supermarché après une journée de travail harassante. <br />  &nbsp; <br />  A défaut d’ouverture le dimanche c’est vers le e-commerce que se tourneront les consommateurs, avec pour résultat la dématérialisation et la déshumanisation des métiers du commerce. 3% des achats alimentaires se font aujourd’hui en ligne, ce taux doublera dans cinq ans. <br />  &nbsp; <br />  A l’heure où nos élus parlent de relance par la consommation, ne serait-il donc pas temps de simplifier une législation dépassée pour répondre aux attentes des salariés, des entrepreneurs et des consommateurs, en favorisant la croissance et l’emploi? <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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