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  <title>Entreprises &amp; Décideurs</title>
  <description><![CDATA[Corporate business & management: information pour les dirigeants]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Oberthur Fiduciaire, Le Mittelstand français</title>
   <pubDate>Fri, 26 Sep 2014 14:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Neo RM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Focus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La France regarde avec envie les beaux succès du Mittelstand allemand, ces sociétés de taille intermédiaire qui font la force économique et la réputation du pays sur les marchés internationaux. Oberthur Fiduciaire, l’un des premiers imprimeurs de billets de banque au monde, prouve que la France aussi compte des entreprises capables de rivaliser avec leurs cousines d’Outre-Rhin.     <div><b>Une entreprise familiale de taille intermédiaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/7024183-10747970.jpg?v=1411733401" alt="Oberthur Fiduciaire, Le Mittelstand français" title="Oberthur Fiduciaire, Le Mittelstand français" />
     </div>
     <div>
      Le Mittelstand allemand qui fait tant rêver la France désigne en premier lieu une nature d’entreprises&nbsp;: celles de taille moyenne, qui correspondraient plutôt en France aux ETI, entreprises de taille intermédiaire, qui comptent entre 250 et 5000 salariés. Oberthur Fiduciaire, avec presque 1000 salariés, appartient à cette catégorie. Spécialisée dans la conception et l’impression de billets de banque et de documents sécurisés (chèques-cadeaux, timbres…), l’entreprise partage une autre caractéristique forte avec ce qui définit le Mittelstand&nbsp;: la gestion familiale. <br />   <br />  En effet, comme le rappelle Isabelle Bourgeois dans un article consacré à ce sujet,&nbsp;les entreprises familiales «&nbsp;<em>sont au cœur du Mittelstand</em>&nbsp;» (1). Or «&nbsp;<em>la caractéristique première de ce mode de gouvernance est son orientation sur le long terme</em>&nbsp;» (2), écrit-elle encore, soulignant là l’un de leurs principaux facteurs clés de succès. Cette orientation est sans conteste celle d’Oberthur Fiduciaire, gérée depuis trente ans par la famille Savare. C’est en 1984 que Jean-Pierre Savare rachète l’imprimerie Oberthur, alors en pleine crise, après des années de beaux succès dans l’impression classique puis fiduciaire (billets de la Banque de France). <br />   <br />  Mais si les résultats ne sont plus au rendez-vous, les savoir-faire sont bien là, et Jean-Pierre Savare mise sur l’impression de sécurité pour redresser l’entreprise. Avec succès&nbsp;: le chiffre d’affaires décolle et elle devient l’un des acteurs majeurs de ce secteur. En 2008, c’est son fils, Thomas Savare, qui prend la direction de l’entreprise, avec cette même volonté d’inscrire le développement d’Oberthur Fiduciaire dans le long terme. Cette même année, il décide d’extraire l’entreprise du marché boursier principalement pour cette raison&nbsp;: pour «&nbsp;<em>pouvoir poursuivre méthodiquement et sereinement des objectifs stratégiques à moyen et long terme&nbsp;», </em>loin des<em> «&nbsp;excès de financiarisation de l’économie</em>&nbsp;», explique-t-il. <br />   <br />  Et comme les entreprises du Mittelstand, Oberthur Fiduciaire reste ancrée à sa terre : son principal site de production est toujours situé à Chantepie, près de Rennes, là où est née l’imprimerie il y a plus de 150 ans. &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’innovation dans l’ADN</b></div>
     <div>
      Dans la présentation de son rapport sur le sujet (3), le FSI expliquait ainsi le succès des entreprises du Mittelstand&nbsp;: «&nbsp;<em>la plupart se positionnent sur des marchés de niche et consolident leur avantage concurrentiel à l’aide de l’innovation incrémentale facilitée par un haut niveau de savoir-faire technique</em>&nbsp;». Une culture de l’innovation et de l’excellence solidement ancrée donc, que l’on retrouve également chez Oberthur Fiduciaire. <br />   <br />  «&nbsp;<em>La nécessité d’innover est littéralement inscrite dans nos gênes</em>&nbsp;», affirme ainsi Thomas Savare. Un billet de banque est en effet un concentré de technologies, qui doivent garantir son très haut niveau de sécurité et sa résistance à la contrefaçon. Oberthur Fiduciaire, qui a fait en 2011 le choix de céder son activité de cartes à puces pour s’investir pleinement dans le secteur fiduciaire, a donc une politique active de recherche et développement. Et elle est à la tête de nombreux brevets à haute valeur ajoutée (patchs à effet d’optique, vernis de protection…). «&nbsp;<em>Le succès passe par une constante quête d’excellence et une volonté permanente d’innover pour répondre aux légitimes exigences de nos clients</em>&nbsp;», justifie Thomas Savare. Cette culture d’entreprise, commune avec celle du Mittelstand, n’est pas étrangère à sa réussite. «&nbsp;<em>Plus l’alignement entre culture d’entreprise et stratégie d’innovation est fort, plus la performance économique de l’entreprise est garantie à long terme</em>&nbsp;» (4), explique un analyste du cabinet Booz &amp; Company, interrogé par l’<em>Usine Nouvelle</em>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une entreprise tournée vers l’international</b></div>
     <div>
      Cette posture explique aussi comment ces entreprises maintiennent leur excellence (et donc leur leadership) sur leurs domaines d’activité, sur les marchés nationaux mais surtout internationaux. Car, culturellement, les sociétés du Mittelstand sont en outre&nbsp;très tournées vers l’export. Elles contribuent pour beaucoup à la bonne santé de la balance commerciale allemande (qui affiche un excédent de 198.9 milliards d’euros, quand la France fait face à un déficit de 61.2 milliards d’euros). On compte d’ailleurs en Allemagne environ 1300 «&nbsp;<em>champions cachés</em>&nbsp;», ces entreprises de taille intermédiaire qui occupent l’une des trois premières places de leur marché mondial. Ils sont beaucoup moins nombreux en France… mais Oberthur Fiduciaire en a tous les attributs. <br />   <br />  Elle aussi, très orientée vers l’international, l’entreprise imprime les billets de 70 pays, et fait partie du top 3 mondial des imprimeurs de sécurité. «&nbsp;<em>Pour exister dans la mondialisation, nous faisons du haut de gamme, nous proposons des solutions sur mesure</em>&nbsp;», détaille Thomas Savare. Un positionnement de niche axé sur l’excellence qui lui réussit bien&nbsp;: Oberthur Fiduciaire est une marque forte reconnue pour la qualité de ses créations, qui impliquent la délicate tâche de «&nbsp;<em>saisir, comprendre et valoriser l’identité du pays client</em>&nbsp;». <br />   <br />  Entreprise stable, cohérente, orientée vers le long terme, l’innovation et l’international, Oberthur Fiduciaire est l’une de ces ETI françaises qui tient la comparaison avec les entreprises allemandes porteuses de croissance et de compétitivité. Les modèles efficaces et durables ne sont pas toujours à chercher hors de nos frontières… <br />  &nbsp; <br />  (1)&nbsp; «&nbsp;Entreprises familiales : un rôle clef outre-Rhin&nbsp;», <em>in </em>Regards sur l’économie allemande, 2007&nbsp;: <a class="link" href="http://rea.revues.org/645">http://rea.revues.org/645</a>  <br />  (2)&nbsp; &nbsp;«&nbsp;Le Mittelstand, acteur clé de l’économie allemande&nbsp;», in Méridianes, 2011&nbsp;: <a class="link" href="http://meridianes.org/2011/01/29/le-mittelstand-acteur-cle-de-leconomie-allemande/">http://meridianes.org/2011/01/29/le-mittelstand-acteur-cle-de-leconomie-allemande/</a>  <br />  (3)&nbsp; «&nbsp;Pour un nouveau regard sur le Mittelstand&nbsp;», 2012 <a class="link" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110091437/index.shtml">http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110091437/index.shtml</a>  <br />  (4)&nbsp; <a class="link" href="http://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-la-france-est-un-cancre-de-l-innovation.N212436">http://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-la-france-est-un-cancre-de-l-innovation.N212436</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Pragma Capital: un investissement financier... et relationnel</title>
   <pubDate>Fri, 24 Aug 2012 11:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Neo RM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il faut remettre l’homme au cœur de l’entreprise et libérer le management de l’emprise exclusive des chiffres. Depuis l’éclatement de la crise financière de 2008, cette proposition prend une ampleur croissante. Or, contrairement à une idée reçue, elle est partagée par de nombreux acteurs de la finance, à commencer par les sociétés de private equity qui, de longue date, connaissent et cultivent la dimension humaine de l’investissement. Rencontre avec Gilles Gramat, président du conseil de Pragma Capital, une société de gestion qui envisage l’investissement comme « la naissance d’une relation durable avec les entrepreneurs ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/4639978-6944702.jpg?v=1345801825" alt="Pragma Capital: un investissement financier... et relationnel" title="Pragma Capital: un investissement financier... et relationnel" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Beaucoup accusent le management de trop sacrifier le facteur humain au profit des chiffres&nbsp;!&nbsp;», </em>observait le quotidien économique<em> Les Echos </em>quelques mois après l’éclatement de la crise économique et financière de 2008 (1). En filigrane, c’est bien sûr le monde de la finance qui est visé. On l’accuse notamment d’avoir favorisé le développement d’une «&nbsp;idéologie gestionnaire&nbsp;» conduisant à évaluer les entreprises à l’aune de critères exclusivement comptables, sans prendre en compte leur dimension humaine. <br />  &nbsp; <br />  Or, si tout n’est pas faux dans ces critiques, il faut se garder de l’adresser à l’ensemble des acteurs de la finance. Président du conseil de surveillance de Pragma Capital, une société de gestion&nbsp; spécialisée dans le financement des entreprises françaises de taille moyenne, Gilles Gramat entend défendre la spécificité de son activité et de sa société. <em>«&nbsp;Lorsque j’entends les critiques adressées à ce que l’on appelle ‘le monde de la finance’, je ne puis m'empêcher d'expliquer combien les pratiques du capital-investissement&nbsp; sont aux antipodes de celles-ci.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Ainsi du fameux court-termisme financier. <em>«&nbsp;Pragma Capital travaille au contraire sur le long terme aussi bien avec les investisseurs, qui s’engagent à nos côtés sur une durée de 10 ans minimum, qu’avec les sociétés dans lesquelles nous prenons des participations. Et comme nous avons pour politique d’investir dans des sociétés non-cotées, notre rythme n’est pas celui des cotations boursières quotidiennes mais celui de la croissance des entreprises.&nbsp;Nous sommes ainsi au cœur même de l’économie réelle.&nbsp;»</em> Une caractéristique qui, selon Gilles Gramat, prémunit aussi contre l’obsession des chiffres. <em>«&nbsp;Au fil de vingt-cinq ans de carrière,</em> explique-il, <em>mes associés et moi-même avons piloté plus de 80 opérations capitalistiques de tous types au service d’entreprises de secteurs extrêmement variés. Nous avons acquis une certitude&nbsp;: </em><em>notre cœur de métier consiste à accompagner le management de nos participations, qui est la clé de voûte de notre performance, et en particulier pour les entreprises de taille moyenne.&nbsp;»&nbsp;</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/4639978-6944703.jpg?v=1345802605" alt="Pragma Capital: un investissement financier... et relationnel" title="Pragma Capital: un investissement financier... et relationnel" />
     </div>
     <div>
      Si bien que les associés de Pragma Capital se gardent d’évaluer les entreprises à l’aide de critères exclusivement financiers et comptables. <em>«&nbsp;Ceux-ci ont bien sûr leur place. Mais nous ne nous en tenons pas là car les chiffres offrent une photographie trop statique. Ce qui nous intéresse c’est le potentiel de développement, le devenir de l’entreprise et la façon dont nous pouvons y contribuer. Or, au-delà de la configuration de son marché actuel et futur, le potentiel d’une entreprise dépend de ses hommes&nbsp;», </em>affirme Gilles Gramat.&nbsp; Il approuve et cite volontiers&nbsp;Georges Doriot, l’inventeur du capital-risque, qui estimait qu’<em>“une </em><em>idée moyenne dans les mains d’un homme capable a beaucoup plus de valeur qu’une idée géniale entre les mains d’un homme doté de capacités moyennes”. </em>Mais là aussi, sa vision est dynamique&nbsp;:<em> «&nbsp;Notre rôle consiste à donner aux dirigeants les plus talentueux les moyens de grandir.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Mais comment repèrent-ils ces entrepreneurs prometteurs&nbsp;? <em>«&nbsp;Nous regardons bien sûr leurs résultats et leur parcours, mais sans nous enfermer pour autant dans des grilles d’analyse rigides. Car nous avons appris que la réussite d’une entreprise repose aussi sur des facteurs </em><em>non objectivables, non mesurables, non calculables. Contrairement à ce que l’on croit trop souvent, la dimension humaine figure au cœur de notre métier. Les registres affectifs, émotionnels et imaginaires ne son donc pas exclus.&nbsp;» </em>Et à ceux qui pourraient considérer que cette façon de faire est irrationnelle, Gilles Gramat répond par avance&nbsp;:<em> «&nbsp;L’entreprise étant avant tout une organisation humaine, c’est, au contraire, la négation de la dimension humaine qui la traverse et l’anime, qui serait irrationnelle.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Preuve que son raisonnement n’est pas unanimement admis par la profession, le président du conseil de surveillance de Pragma Capital prend soin de l’étayer avec des arguments tirés des plus récentes recherches scientifiques. <em>«&nbsp;Les sciences économiques, la finance et le management se sont trop longtemps référés à un homo œconomicus dont le comportement serait dicté par une rationalité pure. Or, comme le démontrent les recherches les plus récentes en psychologie sociale et comportementale, cet individu-là n’existe pas. Les hommes comme les organisations ne peuvent se résumer à un froid calcul d’intérêts. Dans la réussite d’une entreprise, il faut aussi compter avec des éléments plus ineffables&nbsp;mais essentiels&nbsp;comme la passion, la vision, etc.&nbsp;» </em> <br />  &nbsp; <br />  Autre élément crucial dans l’investissement&nbsp;: la confiance. «&nbsp;<em>Pour moi comme pour mes associé de Pragma Capital, la décision d’investissement repose aussi et avant tout sur la confiance que nous plaçons dans les hommes qui dirigent les projets », </em>souligne Gilles Gramat. Une confiance qui doit d’ailleurs être réciproque car un entrepreneur n’ayant pas confiance dans les gérants d’un fonds d’investissement sera réticent à le faire entrer dans son capital. Une attitude des plus compréhensibles puisque les uns et les autres devront œuvrer ensemble au développement de la société. <em>«&nbsp;Plus que sur une simple transaction, un investissement doit déboucher sur une relation durable entre l’entrepreneur et l’investisseur. Il faut donc que l’entrepreneur sente que, nous aussi, on aime sa boîte et que l’on veut la voir grandir et prospérer&nbsp;», </em>conclut Gilles Gramat. Une dernière observation qui démontre que, dans le private equity, l’investissement financier va nécessairement de pair avec un certain investissement humain. <br />  &nbsp; <br />  (1)<em> Les Échos</em>, 08/10/09 <br />  
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