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 <title>Entreprises &amp; Décideurs</title>
 <subtitle><![CDATA[Corporate business &amp; management: information pour les dirigeants]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-07T04:33:35+01:00</updated>
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   <title>Perte de souveraineté : ce que les dirigeants constatent concrètement en 2026</title>
   <updated>2026-02-03T16:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/Perte-de-souverainete-ce-que-les-dirigeants-constatent-concretement-en-2026_a2597.html</id>
   <category term="Focus" />
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   <published>2026-02-03T16:06:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La souveraineté économique s’impose désormais comme une préoccupation centrale des dirigeants d’entreprise. Selon le Baromètre de la Souveraineté 2026, cette érosion progressive impacte directement la croissance, la compétitivité et la capacité d’action des entreprises françaises, dans un contexte marqué par les interdictions réglementaires, les contraintes sur les chaînes d’approvisionnement, mais aussi par des arbitrages plus visibles dans des domaines aussi variés que l’énergie, les données ou les ressources essentielles.     <div><b>Une souveraineté fragilisée par des dépendances multiples et visibles</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/94069395-65628777.jpg?v=1770131803" alt="Perte de souveraineté : ce que les dirigeants constatent concrètement en 2026" title="Perte de souveraineté : ce que les dirigeants constatent concrètement en 2026" />
     </div>
     <div>
      Le Baromètre de la Souveraineté réalisé par OpinionWay pour le cabinet Cubik dresse un constat préoccupant sur la souveraineté des entreprises en France. Interrogeant 501 dirigeants issus de tous les secteurs, l’étude montre que cette souveraineté ne recule plus de manière ponctuelle, loin de là. <strong>Désormais, les dirigeants associent cette perte à des freins réglementaires, à une dépendance accrue à l’étranger et à des interdictions qui pèsent sur leur capacité de décision stratégique.</strong> <br />   <br />  La souveraineté apparaît aujourd’hui comme un enjeu transversal pour les dirigeants d’entreprise. D’abord, parce que toutes les ressources sont concernées, ensuite parce que toutes les tailles d’entreprises y sont confrontées. <strong>Selon le Baromètre de la Souveraineté 2026, les matières premières, les composants, les biens d’équipement, la recherche et développement, mais aussi les données numériques sont désormais jugés critiques.</strong> Ainsi, la perte de souveraineté ne se limite plus à l’industrie lourde, mais touche l’ensemble du tissu économique. <br />   <br />  Par ailleurs, cette fragilisation se manifeste concrètement dans les choix d’investissement. <strong>Le solde net d’ouvertures et de fermetures d’usines en France est redevenu négatif.</strong> Dans le même temps, les investissements industriels se dirigent prioritairement vers l’Asie, à hauteur de 41%, et vers l’Amérique du Nord, à 36%. Dès lors, la souveraineté nationale se heurte à une réalité économique mondialisée, où les arbitrages se font au détriment du territoire français, malgré les discours politiques sur la réindustrialisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté, réglementation et interdictions : un frein à la croissance des entreprises</b></div>
     <div>
      La souveraineté se manifeste également par une contrainte croissante sur la capacité de croissance des entreprises. Un tiers des dirigeants, précisément 33%, estiment que le manque de souveraineté affecte directement leur développement. Cette perception est étroitement liée à l’instabilité fiscale et réglementaire, souvent citée comme un frein majeur à l’investissement et à la projection à long terme. <br />   <br />  <strong>En outre, les dirigeants pointent la multiplication des interdictions et des contraintes normatives, notamment dans les secteurs liés à l’énergie, au jardin industriel ou encore à certaines activités de transformation.</strong> Ainsi, 64% des dirigeants déclarent rester préoccupés par l’impact de l’énergie sur leurs coûts de production. Même si les risques de pénurie sont jugés moins immédiats, la volatilité des prix et l’encadrement réglementaire réduisent leur marge de manœuvre stratégique, ce qui affaiblit leur souveraineté opérationnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une souveraineté affaiblie face à la concurrence internationale et aux nouvelles dépendances</b></div>
     <div>
      Enfin, la perte de souveraineté se traduit par un recul perçu de la compétitivité française sur la scène internationale. Neuf dirigeants sur dix estiment que la compétitivité industrielle de la France recule face aux États-Unis et à la Chine. Ce constat est renforcé par des indicateurs comme le faible niveau de robotisation, où la France n’occupe que le 19ᵉ rang mondial, loin derrière les grandes puissances industrielles. <br />   <br />  Parallèlement, de nouvelles formes de souveraineté émergent, notamment autour de l’alimentation et des données. <strong>La souveraineté alimentaire est désormais jugée critique par 33% des dirigeants, soit une progression de 23 points en un an.</strong> Dans le même temps, les entreprises prennent conscience des enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la data, même si seules 19% d’entre elles estiment encore dépendre fortement de l’étranger sur ces sujets. Ces évolutions illustrent une souveraineté de plus en plus fragmentée, confrontée à des arbitrages complexes entre compétitivité, réglementation et autonomie stratégique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Croissance en question : les dirigeants français gagnés par la prudence</title>
   <updated>2026-01-22T17:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/Croissance-en-question-les-dirigeants-francais-gagnes-par-la-prudence_a2596.html</id>
   <category term="Focus" />
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   <published>2026-01-22T17:41:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À l’aube de 2026, la confiance des dirigeants français dans leurs perspectives de chiffre d’affaires s’effrite nettement. Selon un sondage de PwC, seuls 24% des dirigeants se disent aujourd’hui très confiants, un signal faible qui en dit long sur l’état d’esprit des patrons face aux freins persistants à la croissance, à l’incertitude économique et aux mutations rapides de leur secteur.     <div><b>Des dirigeants prudents face à des perspectives de chiffre d’affaires incertaines dans leur secteur</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/93836205-65516890.jpg?v=1769100591" alt="Croissance en question : les dirigeants français gagnés par la prudence" title="Croissance en question : les dirigeants français gagnés par la prudence" />
     </div>
     <div>
      Les dirigeants français abordent l’année 2026 avec un niveau de confiance historiquement bas. Selon un sondage réalisé par PwC, seuls 24% d’entre eux se déclarent très confiants quant à l’évolution de leur chiffre d’affaires à horizon 2026, un chiffre qui traduit un net recul de l’optimisme. Pourtant, et cependant, cette prudence n’est pas synonyme de résignation, mais plutôt d’une lecture lucide de leur environnement économique. <br />   <br />  En effet, les patrons interrogés distinguent clairement leurs perspectives propres de celles de l’économie globale. <strong>Si la confiance dans la trajectoire de leur entreprise reste fragile, une majorité de dirigeants continue de croire à une amélioration de l’économie mondiale.</strong> Néanmoins, en France, la situation nationale pèse davantage sur le moral des chefs d’entreprise. Ainsi, alors que les dirigeants évoluent dans des secteurs parfois dynamiques, ils estiment que les conditions structurelles freinent leur capacité à transformer ces opportunités en croissance durable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les freins à la croissance identifiés par les dirigeants et les patrons</b></div>
     <div>
      Les dirigeants français interrogés pointent plusieurs freins majeurs à la croissance, qui traversent l’ensemble des secteurs. En premier lieu, les risques liés à la chaîne de valeur arrivent en tête. D'après ce sondage, 60% des dirigeants citent la dépendance croissante aux fournisseurs technologiques comme un obstacle majeur. Cette dépendance fragilise les modèles économiques et limite la capacité des patrons à sécuriser leur développement. <br />   <br />  Par ailleurs, le cyberrisque constitue une autre source d’inquiétude significative. <strong>Selon PwC, 53% des dirigeants considèrent les menaces numériques comme un frein direct à la croissance, en raison notamment des coûts de protection et des risques opérationnels associés.</strong> À cela s’ajoute la volatilité macroéconomique, évoquée par 47% des dirigeants, exacerbée par les tensions géopolitiques actuelles, qui compliquent les arbitrages d’investissement et incitent les patrons à différer certaines décisions stratégiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des dirigeants confrontés à la transformation technologique et aux défis humains</b></div>
     <div>
      Au-delà des risques économiques, les dirigeants font face à des défis internes qui pèsent lourdement sur leurs perspectives de croissance. La pénurie de compétences clés demeure un frein important. Selon PwC, 24% des dirigeants français identifient la difficulté à recruter et retenir les talents comme un obstacle direct à leur développement. Ce constat traverse tous les secteurs, des services à l’industrie, et renforce la prudence des patrons dans leurs projections. <br />   <br />  Dans le même temps, les ruptures technologiques inquiètent 21% des dirigeants. Si l’intelligence artificielle est largement perçue comme une opportunité, son déploiement effectif reste limité. PwC indique ainsi que 81% des dirigeants français estiment que l’IA n’a eu, à ce stade, aucun impact sur leurs revenus. <strong>Dès lors, un dirigeant sur deux s’interroge sur la capacité de son entreprise à évoluer suffisamment vite pour suivre le rythme des transformations technologiques, un questionnement central pour les patrons confrontés à des marchés de plus en plus concurrentiels.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Entreprises rurales : ce que pensent vraiment les dirigeants de leur territoire</title>
   <updated>2025-12-18T05:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/Entreprises-rurales-ce-que-pensent-vraiment-les-dirigeants-de-leur-territoire_a2591.html</id>
   <category term="Focus" />
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   <published>2025-12-18T08:13:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les entreprises rurales ne se vivent plus comme des actrices périphériques de l’économie française. Selon une étude de Bpifrance Le Lab publiée le 16 décembre 2025, seuls 10% des dirigeants implantés en ruralité estiment que leur territoire constitue une faiblesse pour entreprendre, une perception qui bouscule les idées reçues sur les freins, les atouts et la capacité d’initiative des entreprises rurales.     <div><b>Entreprises rurales et perception du territoire : une faiblesse largement relativisée</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/93257860-65224269.jpg?v=1766032075" alt="Entreprises rurales : ce que pensent vraiment les dirigeants de leur territoire" title="Entreprises rurales : ce que pensent vraiment les dirigeants de leur territoire" />
     </div>
     <div>
      L’étude de Bpifrance Le Lab consacrée aux entreprises rurales apporte un éclairage inédit sur la manière dont les dirigeants d’entreprise perçoivent leur environnement territorial. Fondée sur une enquête menée auprès de 2.532 dirigeants de TPE, PME et ETI, cette analyse d’ampleur nationale interroge la ruralité comme cadre d’action économique et replace les entreprises rurales au cœur des dynamiques entrepreneuriales françaises. <br />   <br />  Les chefs d'entreprises rurales se distinguent d’abord par une lecture nuancée, et souvent positive, de leur environnement. <strong>Contrairement à une vision longtemps dominante, seuls 10% des dirigeants interrogés considèrent que l’implantation en zone rurale constitue une faiblesse pour entreprendre. À l’inverse, 90% des chefs d’entreprise estiment que la ruralité n’entrave pas leur développement.</strong> <br />   <br />  Plus encore, les chefs d'entreprises rurales sont nombreuses à revendiquer leur ancrage territorial comme un levier stratégique. Ainsi, 45% des dirigeants interrogés considèrent leur implantation rurale comme une force à part entière. Cette perception positive ne repose pas sur une idéalisation du territoire, mais sur une expérience concrète du quotidien entrepreneurial. Elle traduit une capacité d’adaptation et une lecture pragmatique des contraintes locales, intégrées dans les modèles économiques des entreprises rurales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des freins persistants pour les entreprises rurales, mais hiérarchisés par les dirigeants</b></div>
     <div>
      Si les dirigeants d'entreprises rurales relativisent l’impact négatif de leur localisation, ils ne minimisent pas pour autant les freins auxquels ils sont confrontés. Le recrutement demeure le principal obstacle identifié. Selon l’étude de Bpifrance Le Lab, 65% des dirigeants d’entreprises rurales citent les difficultés à recruter comme un frein majeur à leur développement, un constat récurrent dans de nombreux territoires à faible densité démographique. <br />   <br />  En revanche, d’autres freins souvent associés à la ruralité apparaissent moins déterminants aux yeux des dirigeants. <strong>L’accès aux transports n’est perçu comme un obstacle que par 21% des répondants, tandis que 16% évoquent l’accès au financement comme une difficulté.</strong> L’innovation, quant à elle, n’est citée comme un frein que par 8% des chefs d’entreprise interrogés. Cette hiérarchisation des freins montre que les entreprises rurales ne se sentent pas massivement pénalisées par leur éloignement géographique ou institutionnel, mais plutôt confrontées à des enjeux humains et démographiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Atouts de la ruralité : des avantages concrets mais jamais unanimement partagés</b></div>
     <div>
      Les dirigeants d'entreprises rurales identifient également des atouts spécifiques liés à leur environnement, même si aucun de ces atouts ne fait consensus. <strong>Toujours d'après cette étude, 37% des dirigeants mettent en avant la fiabilité de la main-d’œuvre locale comme un avantage, tandis que 29% citent des coûts d’exploitation plus faibles.</strong> La disponibilité du foncier est considérée comme un atout par 26% des chefs d’entreprise, devant l’interconnaissance locale, mentionnée par 24% des répondants. <br />   <br />  D’autres bénéfices, souvent associés à la ruralité, apparaissent plus marginaux dans les réponses. La moindre concurrence locale, par exemple, n’est citée comme un avantage que par 20% des dirigeants d’entreprises rurales. Cette dispersion des réponses illustre la diversité des situations territoriales et sectorielles. Elle montre aussi que la ruralité n’est pas perçue comme un modèle uniforme, mais comme un cadre modulable, dont les atouts dépendent étroitement des stratégies et des activités des entreprises en question.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entreprises rurales et sentiment d’isolement : une perception en net recul</b></div>
     <div>
      L’étude met également en lumière une évolution notable du ressenti des dirigeants d’entreprises rurales face à l’isolement. En 2025, seuls 28% des chefs d’entreprise interrogés déclarent ressentir un sentiment d’isolement. Ce chiffre marque une baisse significative par rapport à une précédente étude nationale de 2016, qui faisait état d’un taux de 45%. <br />   <br />  Cette évolution s’explique notamment par le renforcement des réseaux professionnels, l’amélioration de l’accès aux services numériques et la multiplication des dispositifs d’accompagnement. Pour de nombreux dirigeants, la ruralité n’est plus synonyme d’enclavement, mais d’un autre rapport au territoire et aux partenaires économiques. Les entreprises rurales s’inscrivent ainsi dans des écosystèmes plus ouverts, même si les distances physiques demeurent une contrainte dans certains secteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les chefs d'entreprises rurales portent un regard lucide sur l’avenir économique des territoires</b></div>
     <div>
      Si les entreprises rurales affichent une confiance relative dans leur capacité à entreprendre, leur vision de l’avenir territorial reste prudente. <strong>Toujours d'après cette étude, 52% des dirigeants estiment que l’avenir économique de leur territoire est marqué par la stagnation, tandis que 21% évoquent un déclin. À l’inverse, 19% perçoivent un renouveau économique, et seulement 8% parlent d’un territoire en plein essor.</strong> <br />   <br />  Cette lucidité n’empêche pas un fort attachement au territoire. L’étude de Bpifrance Le Lab souligne que la majorité des dirigeants d’entreprises rurales disposent d’attaches personnelles ou familiales locales, un facteur qui influence durablement leurs choix d’implantation et leur engagement économique. Plusieurs profils de dirigeants sont ainsi identifiés, allant des « enracinés » aux « réinstallés », en passant par les « tacticiens », selon la typologie établie par la Banque des Territoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entreprises rurales et politiques publiques : un soutien ciblé</b></div>
     <div>
      La publication de cette étude s’inscrit dans un contexte de mobilisation accrue des acteurs publics autour des entreprises rurales. À l’occasion de sa présentation, Bpifrance a annoncé le lancement de l’appel à projets « Entreprendre au cœur des territoires » pour la période 2026-2028. Ce dispositif bénéficiera d’un financement de 20 millions d’euros apporté par la Banque des Territoires. <br />   <br />  Ce soutien vise à accompagner les entreprises rurales dans leurs projets de développement, d’innovation et de transmission. Il traduit une reconnaissance institutionnelle du rôle économique de ces entreprises, qui représentent environ un tiers du tissu entrepreneurial français, selon Bpifrance Le Lab. En valorisant les dynamiques existantes plutôt qu’en se focalisant uniquement sur les fragilités, les pouvoirs publics cherchent à renforcer la capacité d’initiative des dirigeants implantés hors des grands pôles urbains.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entreprises rurales : une réalité entrepreneuriale loin des clichés</b></div>
     <div>
      L’ensemble des données recueillies par Bpifrance Le Lab et la Banque des Territoires dessine un portrait contrasté mais cohérent des entreprises rurales. Ni idéalisées, ni marginalisées, elles apparaissent comme des acteurs économiques à part entière, capables d’intégrer les contraintes territoriales dans leurs stratégies. Le fait que seuls 10% des dirigeants considèrent leur implantation rurale comme une faiblesse constitue, à cet égard, un indicateur fort de maturité entrepreneuriale. <br />   <br />  Cette perception invite à dépasser les approches uniformes de la ruralité économique. Elle souligne la nécessité, pour les décideurs publics comme pour les réseaux d’accompagnement, d’adapter leurs dispositifs aux réalités vécues par les dirigeants d’entreprises rurales, en tenant compte à la fois des freins persistants et des atouts spécifiques liés à la ruralité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>3 chefs d'entreprise sur 4 ne font pas confiance au gouvernement</title>
   <updated>2025-05-07T11:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/3-chefs-d-entreprise-sur-4-ne-font-pas-confiance-au-gouvernement_a2558.html</id>
   <category term="Focus" />
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   <published>2025-05-07T11:26:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la première fois depuis janvier 2024, la confiance des chefs d’entreprise envers le gouvernement progresse, atteignant 26%. Une embellie chiffrée qui reste fragile dans un climat général encore marqué par la prudence. Le moral remonte, mais les signaux d’alerte persistent.     <div><b>Les patrons restent globalement pessismistes vis-à-vis du climat d'affaires en France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/88395126-62619813.jpg?v=1746610371" alt="3 chefs d'entreprise sur 4 ne font pas confiance au gouvernement" title="3 chefs d'entreprise sur 4 ne font pas confiance au gouvernement" />
     </div>
     <div>
      Les chefs d'entreprise font davantage confiance au gouvernement. Après un an de désaffection continue, c'est donc une rupture de tendance qu'enregistre la 79ème édition du baromètre Fiducial, réalisée entre le 24 mars et le 9 avril 2025 : neuf points gagnés en un trimestre, pour culminer à 26%. <strong>Toujours est-il que seuls 3% des dirigeants interrogés déclarent avoir « tout à fait confiance » dans la politique économique de l’exécutif.</strong> Le scepticisme reste majoritaire, avec 74% de réponses négatives, dont plus de la moitié exprimées avec un rejet catégorique. <strong>Ce paradoxe illustre une situation ambivalente : des signaux positifs commencent à émerger, mais ils peinent encore à convaincre un tissu entrepreneurial fatigué par l’instabilité réglementaire et le flou des réformes à venir.</strong> <br />   <br />  Sur le terrain, cette prudence se traduit dans l’évolution du moral des chefs d’entreprise. Si le pessimisme vis-à-vis du climat des affaires fléchit légèrement — 78% s’en déclarent encore mécontents, contre 85% fin 2024 — l’appréciation de leur activité propre se redresse à 48%, soit un retour au niveau observé deux ans plus tôt. Le contraste est net selon les secteurs : hôtellerie, santé et action sociale demeurent en queue de peloton, tandis que les services aux particuliers montrent des signes de stabilisation. Cette différenciation sectorielle souligne la résilience différenciée des TPE face aux aléas macroéconomiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3 dirigeants d'entreprise sur 5 jugent la pression concurrentielle forte</b></div>
     <div>
      Le baromètre révèle également un statu quo préoccupant sur le front de l’emploi. Seuls 10% des TPE ont procédé ou envisagé une embauche d’ici fin mars 2025. Ce taux, stable depuis près d’un an, traduit une frilosité persistante liée aux incertitudes économiques. <strong>Dans les structures de 10 à 19 salariés, l’intention d’embauche grimpe à 47%, montrant une inertie typique des plus petites unités.</strong> En parallèle, 7% des entreprises signalent des suppressions de postes, créant un différentiel modeste mais réel en faveur de l’emploi. Le signal est faible, mais il existe. <br />   <br />  Sur le plan financier, les indicateurs sont contrastés. Si la proportion des chefs entreprise déclarant avoir des difficultés recule de dix points pour s’établir à 36%, cette amélioration ne masque pas l’étroitesse des marges de manœuvre. L’environnement concurrentiel local, jugé « fort » par 59% des dirigeants, accentue les pressions, d’autant que 76% des clients des TPE restent cantonnés à l’échelle locale. Ce maillage, bien qu’atout stratégique, expose aussi les entreprises à une sensibilité accrue aux dynamiques régionales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Décarbonation industrielle : les dirigeants veulent agir, pas deviner</title>
   <updated>2025-04-24T11:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.entreprises-et-decideurs.fr/Decarbonation-industrielle-les-dirigeants-veulent-agir-pas-deviner_a2556.html</id>
   <category term="Economie" />
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   <published>2025-04-24T11:08:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 24 avril 2025, lors du sommet ChangeNOW, le groupe Equans a révélé les résultats d’une enquête menée avec OpinionWay auprès de 1 336 décideurs d’entreprises industrielles en Europe. Objectif : prendre le pouls de la décarbonation dans les PME et ETI du continent. Entre ambition affichée et exécution concrète, les résultats de cette étude lèvent le voile sur les véritables perceptions des entreprises industrielles.     <div><b>Décarbonation : un concept plébiscité mais une pratique sous tension</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.entreprises-et-decideurs.fr/photo/art/default/88110703-62404064.jpg?v=1745485825" alt="Décarbonation industrielle : les dirigeants veulent agir, pas deviner" title="Décarbonation industrielle : les dirigeants veulent agir, pas deviner" />
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      D’un côté, les chiffres sont sans appel : 94 % des dirigeants européens interrogés jugent la décarbonation compatible avec leur métier. Mieux, 95 % affirment avoir engagé une réflexion, voire une mise en œuvre opérationnelle. L’affaire semble entendue. Pourtant, le contraste est cruel : seules <strong>43 %</strong> des entreprises déclarent avoir réellement <strong>déployé des actions concrètes</strong>. <br />   <br />  Pourquoi une telle dissonance entre convictions et actions ? Un mot revient sans cesse : <strong>complexité</strong>. Selon le rapport Equans, « 32 % des dirigeants industriels considèrent que les solutions proposées sont trop complexes » (<em>CP Sondage Décarbonation Equans x OpinionWay Wiztrust, 24 avril 2025</em>). Ajoutez à cela des investissements jugés démesurés (27 % des sondés), et l’élan se grippe. Les discours politiques n’arrangent rien : <strong>59 %</strong> des entreprises estiment qu’ils « freinent leur transition ». <br />   <br />  Dans cette cacophonie, certaines nations se distinguent. Le <strong>Royaume-Uni</strong> caracole en tête : 53 % de ses entreprises industrielles ont initié des actions de décarbonation, contre seulement 36 % en France. Le Royaume-Uni semble prendre au sérieux ce que d’autres traitent encore comme un slogan.
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     <div><b>Conviction écologique ou injonction économique : qui pilote vraiment ?</b></div>
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      Derrière les chiffres, l’étude révèle un facteur souvent occulté : <strong>la personne du dirigeant</strong>. Si l’État reste un facilitateur attendu, ce sont les convictions personnelles qui semblent les véritables moteurs du changement. Dans 44 % des cas, c’est l’engagement écologique du dirigeant qui déclenche le passage à l’action. <strong>En France, cette part grimpe à 49 %, reléguant les incitations publiques au second plan (28 %).</strong> <br />   <br />  Cette autonomie assumée a un revers : une demande claire de visibilité. Les chefs d’entreprise réclament des cadres lisibles, durables, dépolitisés. « Elles vont de l’avant, mais freinent leurs ambitions, faute de visibilité sur les réglementations et le prix de l’électricité, faute de solutions simples et de financement », alerte <strong>Jérôme Stubler</strong>, président d’Equans. Le politique, paradoxalement, est à la fois le moins crédible pour inciter, et le plus attendu pour simplifier. <br />  
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     <div><b>Solutions techniques : une décarbonation plurielle et sectorielle</b></div>
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      Loin des postures idéologiques, la réalité du terrain s’écrit en kilowatts, en litres et en matières premières. Les solutions concrètes déployées par les entreprises forment un inventaire technique : <br />    <ul class="wp-block-list">  	<li class="list"><strong>57 %</strong> misent sur l’efficacité énergétique,</li>  	<li class="list"><strong>52 %</strong> privilégient la circularité pour réduire eau et matières premières,</li>  	<li class="list"><strong>92 %</strong> optent pour des énergies renouvelables,</li>  	<li class="list"><strong>80 %</strong> déploient des panneaux solaires ou du stockage énergétique.</li>  </ul>       Mais tous ne jouent pas dans la même cour. Les <strong>grandes structures</strong> investissent massivement dans le solaire. Les <strong>petites ETI</strong>, elles, préfèrent l’électrification des processus. Les <strong>entreprises belges</strong> brillent par leur maîtrise de la circularité (73 %), quand les <strong>britanniques</strong> dominent en performance énergétique (74 %). <br />   <br />  Certains secteurs se montrent plus réactifs : l’agroalimentaire, notamment, semble optimiste, tandis que les entreprises de haute technologie jugent la tâche « utopique » voire inaccessible. <br />  
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     <div><b>Un chantier de longue haleine, une vision à structurer</b></div>
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      <strong>92 % des dirigeants le disent : la décarbonation est un chantier de long terme</strong>. Une course d’endurance. Mais si la stratégie est claire, le chemin, lui, reste semé d’embûches. Chaque pays exprime des inquiétudes spécifiques : en France, le <strong>coût</strong>, la <strong>complexité</strong> et le <strong>cadre réglementaire</strong> se disputent la première place des freins. Outre-Manche, c’est la <strong>chaîne d’approvisionnement</strong> qui pose problème. <br />   <br />  Un consensus, néanmoins, émerge : sans simplification, sans lisibilité, sans cadre stable, la dynamique restera confinée à une minorité d’acteurs. <strong>Car derrière les statistiques rassurantes se cache une réalité tenace : l’immobilisme de la majorité silencieuse.</strong> <br />   <br />  <strong>Les entreprises industrielles européennes savent ce qu’il faut faire. Elles disposent même, dans une majorité de cas, des technologies adaptées.</strong> Pourtant, elles avancent lentement, trop lentement. Parce que les incitations restent floues, les obstacles trop techniques, et l’environnement politique instable. Ce n’est pas la volonté qui manque, mais la <strong>visibilité stratégique</strong>. À quand un écosystème lisible, constant, ambitieux ? <br />  
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