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Surbooking : Dela Airlines offre jusqu’à 9 950 $ pour indemniser un passager





La pratique du surbooking permet aux compagnies aériennes d’améliorer le taux de remplissage de leurs avions… quitte à laisser des voyageurs sur le carreau. L’épisode malheureux de United pousse les sociétés à revoir la manière dont elles gèrent les surréservations.



L’expulsion manu-militari de David Dao, médecin de 69 ans, du vol 3411 de United Airlines pour cause de surbooking a énormément circulé sur les réseaux sociaux, et pour une bonne cause : la manière dont la compagnie aérienne a géré cette affaire a été catastrophique. On a ainsi pu voir le passager être trainé de force dans le couloir de l’avion, la mâchoire ensanglantée. Après quelques jours d’atermoiements, le PDG de l’entreprise a fini par s’excuser.

Suite à cet épisode, les compagnies aériennes ont modifié leur pratique du surbooking. En ce qui concerne United, il s’agissait de trouver quatre sièges pour des membres d’équipage devant opérer le lendemain. Désormais, les équipages de la compagnie devront s’enregistrer 60 minutes avant le vol pour laisser le temps au personnel de gérer les passagers en trop avant l’embarquement et non pas quand ils sont à l’intérieur de l’avion.

American Airlines interdit tout simplement son personnel de refouler des passagers installés. Quant à Delta Airlines, elle augmente substantiellement le dédommagement offert aux passagers acceptant de débarquer en cas de surbooking : 2 000 $ au lieu de 800 $ chez United, et la somme peut monter jusqu’à 9 950 $ si aucun passager ne se porte volontaire pour laisser sa place. De quoi faire quelques vocations.


16 Avril 2017