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La France propose à la Belgique un partenariat pour le Rafale





La Belgique doit renouveler sa flotte d'avions de combat d'ici 2023 - 2028. Un appel d'offres a été lancé, mais Paris entend bien peser dans cette décision avec une proposition de coopération militaire… et des Rafale.



L'armée belge va avoir besoin de 34 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante de F-16 américains. Le marché est alléchant : 3,6 milliards d'euros, auxquels s'ajoute 1,2 milliard d'euros pour l'entretien et la formation des pilotes. Trois prétendants se sont signalés : le groupe européen Eurofighter avec le Typhoon, l'américain Lockheed Martin avec le F-35, et le français Dassault avec le Rafale. Mais alors que la première phase de l'appel d'offres s'achève, Paris a fait une proposition à Bruxelles : une coopération militaire entre les deux pays.

L'objectif de la France est de pousser la Belgique à choisir le Rafale plutôt que ses concurrents. En échange de quoi, les deux pays signeraient un accord intergouvernemental allant « bien au-delà des seuls équipements militaires », selon le ministère français des Armées. Formation et entraînement des pilotes seraient de la partie évidemment, mais aussi partage d'infrastructures militaires, utilisation de l'espace aérien (les pilotes Belges pourront s'entraîner dans le ciel français), ainsi qu'une « coopération capitalisant sur des implantations en Belgique ». Des compensations industrielles, en quelque sorte.

« Ce partenariat structurant, qui pourrait prendre la forme d'un accord intergouvernemental, comprendrait la fourniture de l'avion de combat Rafale, mais aussi une coopération approfondie entre nos deux armées de l'air dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien, ainsi qu'une coopération industrielle et technique impliquant des entreprises des deux pays », explique la ministre des Armées Florence Parle. La proposition pourrait bien pousser la Belgique dans les bras de Dassault, alors que l'appel d'offres favorisait plutôt le F-35 américain. Bruxelles sera-t-elle sensible aux sirènes de Paris ? Steven Vandeput, le ministre belge de la Défense, veut attendre la fin de la première phase de l'appel d'offres. Il reconnait néanmoins avoir rencontré son homologue française en marge d'une réunion de l'UE à Tallinn.


8 Septembre 2017

Tags : rafale