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L’IBET – Indicateur du bien-être au travail




Le cabinet Mozart Consulting s’est essayé à un exercice difficile : mesurer le bien-être au travail. Pour cela, Mozart Consulting propose son Indice de Bien-Être au Travail (IBET) notamment élaboré grâce aux statistiques du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé.



L’IBET – Indicateur du bien-être au travail
À partir de données statistiques diffusées par la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) pour l’année 2010, Mozart Consulting a publié une étude sur le bien-être au travail en mars 2012. En agrégeant les chiffres concernant l’absentéisme, les arrêts de travail et les départs forcés de quelque 18 millions de salariés français, les rédacteurs sont notamment parvenus à élaborer des indicateurs complémentaires du bien-être au travail.

Baptisé IBET, cet indice a été conçu pour traduire « la meilleure performance socio-organisationnelle ». Mozart Consulting considère en effet le bien-être au travail comme un facteur de premier ordre pour en faveur de l’engagement des salariés. Pour le cabinet qui l’a conçu, l’IBET – dont la valeur est comprise entre 0 et 1 – est donc proportionnel au niveau de bien-être des salariés. Plus l’IBET est élevé, plus le bien-être est important.

Ainsi Mozart Consulting classe-t-il les secteurs d’activité selon leur niveau d’IBET dans des catégories reflétant la qualité des rapports avec les salariés. Ces catégories vont de l’« épuisement » à l’« adhésion » en passant par des degrés intitulés « désengagement », « dégradé », « contraint », « contenu » ou encore « bonne pratique ». Le cabinet considère d’ailleurs que l’engagement des salariés intervient lorsque l’IBET est supérieur ou égal à 0,85.

Sur la base de cette grille classification, l’étude dévoile un tableau sectoriel de l’engagement et du bien-être des salariés. Les champions du bien-être de l’étude sont ainsi les entreprises du secteur industriel et notamment de la métallurgie, des filières de l’énergie et des télécoms et des milieux financiers et des assurances. Avec un IBET compris entre 0,85 et 0,90, ces différents secteurs sont placés dans au niveau dit de « Bonne Pratique » par Mozart Consulting ; l’« Adhésion » réelle n’étant concédée par l’étude que par un IBET supérieur 0,9.

Le secteur des services informatiques et des services aux entreprises fait figure de mauvais élève d’après les critères de Mozart Consulting. En effet, avec un IBET compris entre 0,70 et 0,75, ces secteurs sont classés dans la catégorie des rapports salariés de qualité « dégradé[e] ». Le secteur tertiaire dans son ensemble, et plus spécifiquement les services à la personne les médias et le commerce, le transport ou encore la construction se classent dans une moyenne avec un climat socio-organisationnel « contraint » dans des structures caractérisées par un IBET compris entre 0,75 et 0,80.

Il s’agit de la deuxième année pour laquelle Mozart Consulting publie une étude dont les conclusions reposent sur la base de son indice IBET. En 2011, le cabinet de conseil avait par exemple déjà mis en exergue les performances du secteur de l’industrie. Il s’agit donc d’un indicateur encore jeune. Mais les perspectives qu’il ouvre en matière de gestion des ressources, de planifications des démarches de RSE et de productivité sont grandes. En effet, l’IBET est une initiative innovante en vue de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent le développement de l’engagement, de la confiance et de la motivation des salariés. Il peut aussi devenir un outil de pilotage de politiques de responsabilités sociales. Enfin, ses concepteurs le conçoivent comme un moyen de détecter « les coûts cachés du mal-être au travail ».


10 Mai 2012